L’Urban Farm Pod, le design au service de l’agriculture urbaine

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Intégrer l’agriculture au coeur de la ville grâce au design, c’est la vision que propose TERREFORM. Association constituée de designers, artistes et ingénieurs New-Yorkais qui explorent à travers leur  » Urban Farm Pod », une conception biomimétique et agronomique du design.

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Intégrer l’agriculture dans le quotidien de la ville

L’objectif du cabinet est de proposer une approche visible de l’agriculture en l’intégrant directement au coeur de la ville et dans l’habitat.plug-in-ecology-farm-architect-600x494 

A la croisée du numérique et de l’agriculture urbaine

Le design de l’Urban Farm Pod est basée sur les principes de l’agronomie. Visant une approche globale et holistique de l’agriculture, l’Urban Farm Pod croise les compétences & connaissances scientifiques acquises sur les plantes et la nature du sol avec  des disciplines connexes comme l’écologie, l’entomologie, la climatologie et l’économie.  terreform-plug-in-ecology-make10-600x379

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Lieu de culture et de vie

L’Urban Farm Pod est conçu à la fois comme un jardin, technologique certes, mais aussi comme un caisson de repos. En effet, l’utilisateur peut s’installer à l’intérieur et s’y détendre ou travailler.

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La symbiose du vivant et de la machine

Prévu pour résister à l’extérieur, les designers l’ont conçu comme un objet pouvant être amené à évoluer en fonction du type de culture et du stade de croissance. Ainsi, le voeux pieu de Terreform est de créer une forme de symbiose entre la technologie et le vivant. D’ailleurs, le matériaux plastique qui constitue les poches est fabriqué à base de champignons et de matériaux recyclés. 

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Intégrant les dernières technologies de suivis des cultures, chaque pot est constitué d’une double membrane relié au système informatique afin de fournir la nutrition nécessaire à la vie des plantes. Les apports en eau et nourriture sont ainsi distribués au plus juste. terreform-plug-in-ecology-make6-600x379 terreform-plug-in-ecology-make9-600x379terreform-plug-in-ecology-make11-600x379

Entièrement modulable, le pod est conçu pour s’adapter à différents types d’environnements, éclairages et utilisations. Ses concepteurs le  perçoivent comme une direction pour générer des interactions saines & écologiques entre la technologie et les urbains.

Source : Urban Gardens Web ; Terreform

Anais s’en va-t-en guerre, un film exceptionnel

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C’est l’histoire d’Anais, une passionnée de plantes qui décide de s’installer pour faire pousser ses plantes et vendre ses productions sous forme de tisanes.7376090-anais-s-en-va-t-en-guerre-seule-contre-tous

Le film met en avant le combat d’un jeune femme à la fois déterminée et en proie au doute. Face aux administrations, proches, clients elle affiche un parlé désarmant de sincérité et de pugnacité. La réalisation est remarquable pour un documentaire de tv locale, la beauté et la simplicité des environnements dans lesquels Anais évolue se marient parfaitement à un bande son Folk et moderne.

Il m’a dit que j’étais une nana, jeune, qui venait de la ville et qu’en plus j’étais mignonne. Donc que j’avais rien à foutre dans les champsanais-s-en-va-t-en-guerre-904

Réalisé pour RennesTv par Marion GERVAIS, le documentaire connait depuis quelques semaines un engouement très fort sur les réseaux sociaux. Une levée de fonds participative a été organisé au printemps, résultats, 400% de financements pour « les tisanes d’anais » sur la plateforme de financement ulule . Vous pouvez découvrir le parcours atypique d’Anaïs sur son site web.

Grâce aux financement des internautes, Anais va pouvoir s’installer plus facilement et vendre ses produits sereinement.ob_0386d2_side-4669211-3-jpg92

Le film à su toucher par sa justesse et l’on se prend volontiers d’affection pour ce petit bout de femme, besogneuse et déterminé. Il permet de s’interroger également sur les difficultés d’installations en exploitation agricole et le soutient relatif que les institutions offrent aux jeunes.

Je vous laisse regarder cet excellent documentaire et vous invite à le partager sur les réseaux sociaux.

 

Comment les pesticides ont tué votre jardin

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Vous avez certainement entendu parlé des problèmes de désertifications des sols en agriculture et viticulture ? L’utilisation de produits chimiques a un impact considérable sur les milieux naturels.

Qu’en est-il de nos jardins personnels ? Les particuliers sont souvent accusés d’utiliser les produits en surdoses, quel est l’impact réel des produits chimiques sur le sol ?

Les produits chimiques au jardin créent-ils les maladies ?

 

La plupart des désherbants, anti-fongiques et produits « phytosanitaires » ont un impact direct sur la microbiologie du sol. En vérité, les produits tuent toute la vie du sol, ils tuent le sol. Une fois inerte, il génère des carences et devient incapable de fournir aux plantes les moyens de se défendre contre les attaques de champignons et maladies. Toute la vie microbienne et cryptogamique contenue dans la couche arable est impactée par l’utilisation des produits. Donc, en plus des vers de terres et insectes vivant dans le sol, la science nous informe que les produits chimiques utilisés dans les jardins détruisent également sa vie microbiologique. Les nouveaux modèles de microscopes nous permettent d’étudier les bactéries directement sur le sol et les scientifiques parviennent à comprendre enfin le rôle joué par celles-ci (Sciences & vie N° 1161 – Juin 2014).

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Le résultat est absolument renversant. Il apparaît clairement que le rôle joué par les bactéries et les champignons est central et essentiel à la vie de tous les écosystèmes. Ils sont présents absolument partout sous forme de symbiose et de parasitisme sur toutes les plantes et animaux. En surface, sur les premières couches de terre et sous l’eau, « ils représentent plus de 50% de la biomasse mondiale » estime Brajesh Singh, professeur en écologie microbienne à l’université occidentale de Sydney.

Pour faire une visualisation, ajoutez tous les végétaux et animaux du globe terrestre, des baleines aux baobabs en passant par les humains. Vous obtiendrez alors une masse inférieure à ceux des microbes.

Ces découvertes récentes nous informent davantage sur le rôle joué par ces bactéries dont 95% restent encore à découvrir et à comprendre. Ce qui surprend particulièrement les scientifiques, c’est la richesse et la diversité de la vie microbienne du sol et son impact direct sur le macromonde (notre échelle…). « Dans un gramme de terre, il y aurait entre plusieurs dizaines de milliers et plusieurs millions d’espèces de bactéries », selon Brajesh Signh. « La plus grande diversité de la planète se trouve dans le sol », résume Garreth Griffith, professeur en mycologie à l’université d’Oslo (Norvège).

Microbes du sol - MMG_diagnostic

Microbes du sol – MMG_diagnostic

La compréhension du fonctionnement biologique des microbes par l’étude de leurs gênes, nous révèle le rôle qu’ils jouent dans l’environnement.

« On a récemment découvert chez des bactéries une activité métabolique jusqu’alors parfaitement inconnue qui permet de recycler l’azote en l’absence d’oxygène », révèle Marc-André Sélosse.

Ci-dessous une interview de Claude et Lydia BOURGUIGNON qui présentent la problématique de fatigue des sols dans l’agriculture. A ce sujet, je vous invite à lire l’article de rue 89 concernant ce couple, certes atypique mais qui à la qualité d’être reconnu au sein de la communauté scientifique des micro-biologistes des sols. (voir article sciences & vie N°1161 – Juin 2014- Art.

Le paysagiste, Le pharmacien du jardin.

 

S’il y a un bien un chapitre que j’ai détesté lors de mes études de Paysage c’est l’apprentissage des produits « Phytosanitaires », autrement appelés « pesticides, engrais, antifongiques, etc… ».

 

Lors de ces cours, nous apprenions que les plantes sont très sujettes à diverses maladies, champignons, insectes ravageurs. Bien incapables de se nourrir et de soigner seules, l’homme a le devoir de prendre en charge la survie des plantes dans son jardin.

 

L’apprentissage commence par le repérage des symptômes, l’identification des maladies et des ravageurs. Cette partie est intéressante car elle nous apprend à reconnaître beaucoup d’insectes et permet de comprendre le fonctionnement des maladies.

Cependant, la liste est longue, très longue. Un grand mal atteint nos plantes de jardin, elle sont malades.

Index-phytosanitaire

Index-phytosanitaire

 

Les plantes locales ne sont pas digne d’un paysagiste

 

La question qui me venait à l’esprit, était alors, pourquoi dans la nature, les plantes parviennent-elles à se développer en évitant la plupart des maladies?

Il se trouve que la majorité des plantes que nous installons dans les jardins n’est pas adaptée à tous les sols et tous les climats. J’ai alors demandé pourquoi il ne serait pas plus judicieux d’utiliser des plantes locales qui existent dans nos espaces ruraux. Celles-ci étant naturellement intégrées aux paysages environnants, j’ai pensé qu’elles seraient immunisés contre les maladies et carences de nos jardins.

La réaction dans la classe fut agitée et mon idée, rejetée en bloc.

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Prairie

Pour la plupart des élèves, ces plantes-là ne sont pas dignes d’un paysagiste et ne permettent pas de faire de la « création paysagère ». Je préparais à l’époque un bac professionnel travaux paysager et j’étais le seul de ma promotion à avoir passé mes deux premières années dans un autre lycée. Ma conception du jardin était différente de celle de mes camarades. Mes deux années précédentes m’avaient permis d’acquérir des connaissances sur les fleurs et les arbustes sauvages.

En arrivant en filière Travaux Paysager, il me semblait évident que les espèces locales d’arbustes et de vivaces avaient leurs rôles à jouer au sein des jardins de particuliers. Certains professeurs m’ont encouragé dans cette direction, mes camarades, moins, déjà bien formatés à la vision aseptisée d’un jardin qui est enseignée depuis des années dans les écoles d’horticulture et de paysage.

Pourquoi utilisent-on les produits de traitements ?

Un grand nombre de plantes issues de la production horticole et de pépinières ne serait donc pas véritablement adapté à nos jardins.

A l’évidence, un nombre important de critères semblent intervenir dans le développement maladif de nos jardins, l’élimination de la flore spontanée, des insectes, champignons et microbes en font partit. La méconnaissance des fonctionnements du sols nous poussent à le stériliser afin de « travailler » sur une base neutre et vierge. C’est précisément ce terrain qui est propice aux développement de maladies et nous entraîne dans ce cercle vicieux de traitements sur traitements.

Les produits phytosanitaires sont capables de répondre à la très grande majorité des attaques et nous savions que les connaître sur le bout des doigts est un véritable « Plus » au sein d’une entreprise. En réalité, à la fin de la formation, la plupart de mes camarades et moi-même étions bien en difficulté lorsqu’il s’agissait de faire les dosages de produits. De plus, nombreux sont ceux qui n’utilisaient pas l’équipement adapté pour la pulvérisation lors de leurs stages en entreprises.

 

Se passer de produits chimiques pour un jardin équilibré.

 

Ceux qui sont passés à un mode de gestion plus écologique savent à quel point la nature de leur sol change : plus meuble, riche et vivant. L’utilisation de paillis permet d’obtenir une couverture efficace du sol et de le protéger des rayons du soleil, mortel pour un grand nombre de bactéries. La non utilisation stricte de produits chimiques transforme littéralement l’aspect et la vie de leur jardin. Cependant, à notre époque où tout est de plus en plus rapide, il est parfois difficile d’attendre quelques années que le sol se régénère et retrouve ses capacités physico-chimiques.

 

BHG GARDEN

BHG GARDEN

A l’échelle des particuliers, il est aujourd’hui possible de se passer de produits chimiques dans le développement et l’entretien de son jardin. Il faut pour cela, entre autres, accepter de changer de regard sur la flore non désirée et pratiquer un jardinage par soustraction. Si on se réfère aux concepts développés par le jardinier « Gilles Clément », cette approche consiste non pas à éliminer la flore « non désirée », mais à supprimer uniquement les espèces pouvant gêner le développement de plantes intéressantes (horticoles, spontanées fleurie, etc…).

 

Le métier de paysagiste à réinventer ?

 

A l’échelle du professionnel du paysage, il existe des initiatives de paysagistes inspirées par des précurseurs comme Gilles Clément ou Camille Muller. Chacun applique, recherche et teste de nouvelles méthodes et tentent d’inventer le métier de paysagiste de demain. Je pense qu’il est du devoir du paysagiste, du producteur de végétaux et du distributeur du monde du jardin de réfléchir et d’inventer une nouvelle façon d’envisager le jardin.

 

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Avec le web , les jardiniers ont la possibilité de s’exprimer, de partager des informations et des conseils. Ils deviennent chaque jour plus expérimentés et informés sur les pratiques écologiques. Les professionnels du monde du jardin ne peuvent plus se contenter de suivre le mouvement uniquement pour « rassurer » la clientèle des jardiniers, ils se doivent de proposer des solutions novatrices.

Une approche décomplexée du jardin et de la pédagogie aidera notre société à basculer vers une vision du jardin naturelle, riche en biodiversité et ouverte sur la nature.

pesticides botanicA ce sujet, le programme de Botanic, « Pulverisons les pesticides » reprendra les week-end du 26 et 27 septembre et du 3 et 4 Octobre prochains. L’opération a pour but de récupérer de diminuer l’utilisation des produits par les particuliers tout en permettant de traiter écologiquement les anciens produits. Chaque année entre 50 000 et 70 000 tonnes de déchets spécifiques ménagers (dont les pesticides) sont jetés. Malheureusement, seulement 20 000 tonnes sont traité par les déchetteries. Le reste est oublié dans les garages, jetés dans l’évier ou les toilettes.

Découvrez le programme de Botanic sur la reprise des pesticides sur leur site web, un bon d’achat de 5 € est offert aux jardinier souhaitants découvrir les solutions de jardinage naturel.

LES PREMIÈRES PLANTES FLUORESCENTES EN VENTE AUX ETATS-UNIS

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Cela peut paraître dingue mais les premières plantes Bio-luminescentes sont bien là. Découvrez deux projets qui ont permis de créer les premières plantes fluorescentes au monde. L’un est commercial et l’autre collaboratif. Bienvenue dans le futur. Lire la suite

Aidez les scientifiques, observez la nature!

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La troisième mission vient d’être lancé par ARTE, le CNRS et UNIVERScience. Elle a pour objectif de mieux comprendre les modification climatiques sur les espèces animales et végétale. Pour celà ils font appel aux citoyens français pour transmettre des informations simple sur la périodicité des végétaux, le nombres de verres de terre dans 50 cm2 etc…


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BRF : un sol forestier pour son potager ?

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Le BRF ou Bois Raméal Fragmenté est une technique et un matériau qui nous vient du Québec (utilisé dans d’autres pays du monde) et qui consiste à utiliser du bois de rameaux broyé en une sorte de paillis au jardin. Ce produit est assez peu utilisé et mérite d’être connu d’avantage.

Un système forestier dans son jardin ?
Le BRF mets en place un système qui ressemble sur certains points à l’écosystème forestier, là où l’arbre fait le sol grâce à  l’énergie du soleil (photosynthèse) couplé à l’énergie de la terre ( développement racinaire) . La forêt est le système le plus auto-suffisant dans la nature, il y a très peu de maladie, pas de fertilisation nécessaire, une excellente rétention d’eau. Les éléments nutritifs proviennent des arbres et modifient profondément la structure physique du sol. Il y a développement  des champignons, des symbioses se mettent en place, le sol se décompacte et s’aère.

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Rameaux broyés

Actuellement, le jardinier amateur qui souhaite avoir de beaux légumes et de belle plantes au jardin passe par le questionnement « tout bio » ou produits phyto? Dans le premier cas, le rendement peut être légèrement plus faible et nécessite un peu plus de temps passé au jardin. Le second peut sembler paradoxale lorsque l’on cultive ses propres produits. Le BRF pourrait bien trouver sa place dans les années à venir grâce au rendement qu’il promet (il pourrait de l’ordre de +30% qu’une culture classique sur certaines variétés et conditions étude Synagri bretagne) et tous les autres avantages que nous verrons plus loin qui faciliteront la vie du jardinier.
Comment ça fonctionne?
Les jeunes rameaux avant l’arrivé du printemps sont de véritables bombes d’énergie. A l’automne tous les éléments nutritif contenu dans les feuilles rejoignent l’extrémité des rameaux. Ce bois jeune confère aux rameaux une flexibilité caractéristique, c’est ceux-là qui seront utilisé en BRF. Ces jeunes branches n’ont pas encore constitué leur lignine définitive et sont gorgées d’eau et d’éléments nutritif.
Quels rameaux utiliser ?
Ces rameaux sont donc fragmentés pour faciliter l’arrivé de champignons (myceliums) qui se chargeront de transformer cette jeune lignine en éléments nutritif facilement admissible par la plante. L’idéal est d’utiliser des rameaux inférieur à 4 cm pour faciliter cette étape et éviter qu’il y ait trop de lignine dure.

A quelle époque ?
La coupe des rameaux est idéale courant septembre au début de l’arrêt végétatif, mais il peut être fait tout l’hiver. L’épandage doit se faire 24 à 36 heure pour éviter une surchauffe par le compostage,

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Massif avec BRF

 

Qui utilisera le BRF ?
Si j’en parle ici ce n’est pas tant pour faire la promotion d’une nouvelle culture AB pour les maraîchers ou les producteurs de légumes classique, il y a pour ça des études intéressantes, notamment sur la rentabilité économique du BRF qui est longue à mettre en place. Je souhaite plutôt connaitre l’utilisation possible qui peut en être faite par des particuliers au jardin. Au potager cela semble être une excellente solution pour limiter l’arrosage et l’utilisation des produits phyto et sans avoir de travail du sol mécanique (En couplant avec des techniques de paillage herbacé et restituant les déchets de culture). Il semblerait tout de même qu’il faille régulièrement désherber manuellement, surtout pour certaines vivaces envahissantes (potentilles, liseron, chiendent).
L’utilisation en pot du BRF semble réellement intéressante notamment pour les balcons et terrasse étant donné que les besoins en eau sont important dans ces types de culture.  Les test réalisés sur BRF montrent que les besoins en eau pour certaines variétés pouvaient être limité de 30% et l’action chimique du BRF (symbiose champignon/plante) évitait le travail du sol (impossible en pot).
Quel broyeur utiliser?
Reste la question du broyage qui doit être fait avec un broyeur de bonne qualité (résistance) pour résister aux branchages. On trouve dans le commerce petits broyeurs mais cela ne me semble pas être une bonne solution, car leur durée de vie est très courte et le prix, bien que bas représente un petit investissement.
Peut-être faut- il penser à un achat commun pour une association de jardiniers ? reste ensuite la solution (la plus simple?) de la location du matériel en magasin spécialisé. Le BRF se fait une fois par an (tous les 3 ans selon certaines sources), une journée de broyage devrait subvenir au besoin d’un grand jardin avec un broyeur amateur et 1 heure seulement avec un matériel pro . Il faut savoir que le ratio de volume entre avant le broyage et après est de 1/5 ème à 1/10 ème soit 1m3 de BRF pour 5 à 10m3 de branches. Il  faut donc voir large en rameaux quitte à donner à son voisin.
Où en trouver ?
Pour les rameaux vous pouvez les récupérer dans votre jardin si vous avez des tailles à faire, demander à votre paysagiste ou aux collectivités. Ils s’en débarrassent volontiers pour éviter d’avoir des taxes à payer pour le traitement. Vous pouvez également vous arranger avec vos voisins, ce qui peut être pratique en ville.
Risques et dérives :
Malgré tous les espoirs qu’il comporte, il semblerait que le BRH ne soit pas la solution miracle. Une utilisation massive de cette technique aurait des répercussions massives sur les écosystèmes forestiers. Encore une fois il vaut mieux se placer en cueilleur pour prélever des éléments dans la nature que de pratiquer cette technique de façon industrielle. Le BRF semble pour l’instant à l’abris de ce risque car il comporte quelques inconvénients et n’ai peut-être pas si rentable que ça en pleine terre face à une culture classique (avec produits phytos) voir l’étude réalisé par la Station Expérimentale Horticole Bretagne Sud (SEHBS) et SYNAGRI Bretagne disponible en pdf ici. De plus la transformation du sol est longue, le résultat se rapproche donc d’une démarche AB classique. Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger ce type de culture qui semble apporter énormément d’éléments clés en main pour le jardinier amateur.

BRF vous en pensez quoi ?
Vous allez essayer ?

Pour aller plus loin :

Participation et correction : Gilles Domenech de jardinons sol vivant!

photos : Vegeculture.net

sources:  A fleur de pierre

Cas concret par Bretagne Synagri

Vidéos :


Le BRF, une perspective d’avenir par marcantoinedeprat

 

 

 

 

 

 

 

Jardipo, les pots souples par BRINDI

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Brindi est une société de Design québécoise qui a crée une gamme de pot souple pour plantes d’intérieur.

j’aime l’aspect bulbe et les courbes naturelles, une fois remplit de terre l’aspect est très organique.

Les matériaux sont des chutes de l’industrie automobile, une excellente idée de recyclage.

 

 

Grenades de graines, du Guerilla Gardening

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On retrouve nos militants de Guerilla Gardening à l’assaut des sols urbains français avec la marque Kabloom. Ils ont développé leurs premières grenades de graines prêtes à pousser. Le conflit que mène le petit groupe de Guerilla Gardening depuis plusieurs années a pour objectif le verdissement naturel des surfaces bétonnées. Comme vous pourrez le voir dans mes précédents articles ici ou ici; le groupe non armé déborde d’idées plus ou moins politiquement correct pour faire entendre sa cause.

SUPPLÉMENT D’ÂME est prête à jeté dans les endroits difficiles d’accès, les terrains vagues, les friches et s’autosuffit.

Guerilla Gardening attaque donc en quelques sorte le marché de la consommation puisque vous pourrez vous en procurer chez Marcel green au prix de 12,00€ ou 32,00€ pour le gros pack. A ce prix là le produit est assez beau et est fabriqué en Angleterre.



Pour la peine l’une des dernières actions de Guerilla gardening, une vrai recette de cuisine pour vos murs. Lol

Enfin voici une vidéo pour créer vous-même vos seed bomb… Enjoy:


 

 

Consommer local autrement?

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Nous avons déjà parlé des AMAP sur le blog et à moins que ces dernières années vous ayez vécu au fond d’une grotte en Biélorussie vous en avez certainement déjà entendu parlé.

Consommer local permet de dépenser moins en transport, faire vivre l’économie locale, manger mieux pour sauver la planète en somme (rien que ça).

Appliqué au jardin on peut tout de suite penser au petit horticulteur local, au collectionneur de plantes du coin ou petit pépiniériste. Il y a des chances en plus que vous payez moins cher que chez « Truff » ou chez « Jard » et vous pourrez même avoir des conseils de qualité.

Pour le potager l’échange est un excellent moyen de partager des variétés différentes ainsi que quelques mots. Les récoltes peuvent également être échangés, quelques noix contre des patates… Quand j’étais enfant, mon grand père était connu de tous les villages du coin, il vendait ses petites récoltes du jardin, son huile de noix, ses paniers en osiers. Les gens passaient chez lui et lui achetaient ses surplus de récoltes. Ils repartaient avec des produits d’excellente qualité à moindre cout. De plus un lien particulier unissait les deux personnes, presque familiale.

Il y a quelques mois on m’a soumis un site qui serait susceptible de m’intéresser « cavientdujardin.com« , en général je n’écrit pas sur les site que l’on me soumet mais celui-ci me semblait particulièrement intéressant, je laissé de coté quelques mois par oubli.

Ce site permet de mettre en relation localement des personnes qui souhaitent vendre leur surplus du jardin. Je trouve l’idée excellente, simple et accessible à tous. Sur le site on trouve, des noix, des truffes, des confitures…

Je vous conseil vivement d’y faire un tour et d’essayer, on aime tous se dire, c’est des poulets de la ferme ou c’est des patates de chez …

Le site ici

 

Guide du jardinage par le ministère de l’écologie

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Initié par le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (SIC), un guide à destination des particuliers vient de paraitre sur le site du gouvernement. Il s’agit d’une brochure de 16 pages présentant les bienfaits de la culture Biologique, le bonheur de la vie au jardin et des trucs et astuces pour éviter d’utiliser des produits potentiellement nocif au jardinier, à la faune du jardin et à l’environnement. Le PDF est plutôt joli, les conseils basiques mais très utiles
et toujours très bon à rappeler, du genre :

 » la présence des capucines parmi les courges éloigne pucerons et vers »
Le fichier est consultable sur le site du Ministère fourre tout.

www.developpement-durable.gouv.fr