Terrarium en Kit : Fabriquez un superbe micro jardin

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Vous souhaitez essayer de réaliser vous-même un terrarium, mais ne savez pas trop par ou commencer ?

Vous avez une bonbonnière, un vase rond ou aquarium qui traine et ne savez pas quoi en faire ?

Le kit terrarium, pour s’offrir un peu de nature à installer chez-soi.

Sachez que pour assurer une longue vie aux terrariums, il faut de bons matériaux, des plantes et du matériel adapté.

Soigneusement sélectionnés et testés pendant de long mois, je propose des kits de terrariums conçus comme des séries limitées. L’idée, c’est de vous fournir tous les éléments qui ne sont pas évidents à trouver dans le commerce en petites quantités. Des mousses résistantes à l’intérieur de l’habitat, du charbon actif pour purifier l’eau ou encore du terreau adapté à la culture des terrariums.

Série limitée « GREEN FOREST » : 30 kits terrariums à 30€, du 18 janvier au 18 février 2016 seulement.

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Le pack contient tous les éléments pour réaliser un terrarium de taille moyenne, hors verreries.

Il est accompagné de sa fiche de montage pour ne rater aucune étape et l’entretenir.

Chaque kit contient :

Deux plantes sélectionnées & emballées dans de la mousse plate
De la pouzzolane mélangée à du charbon actif pour drainer et purifier l’eau.
Du sable naturel, des galets et des écorces cuites pour un style 100% nature.
Un mélange de terreau spécifique pour « Terrarium ».
Du tissu et du fil de fer pour créer un véritable micro-paysage.

Une fois le montage terminé voici le type de résultat que l’on peut obtenir :

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Vous pouvez commander directement le kit terrarium via ce lien : 

Sinon vous pouvez vous rendre au magasin « l’atelier du petit parc « 19 Allée Baco, 44000 Nantes. Quelques kits terrariums « GREEN FOREST » y sont présentés ainsi que quelques terrariums.

 

Attention, vous n’avez que jusqu’au 18 février pour passer commande et le nombre est limité. 

 

 

 

2 EME JARDIN /// EXPOSITION /// NANTES

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Le lieu.

Je vous fais partager la thématique de mon exposition végétale chez KIOSKO à Nantes.10665330_380862802062801_1680003064621389100_n

Cyril et Aurélien gèrent magnifiquement ce lieu, déconnecté, comme hors du temps, connecté pourtant avec son agence de communication dans le même local. KIOSKO est un café, un restaurant et une épicerie ouvert à tous . Branchée par ses sonorités éclectiques et son activité sur les réseaux sociaux, KIOSKO est multiple et propose aux artistes locaux de présenter leurs créations.10688234_373869086095506_3883871242665197457_o

2 EME JARDIN

« le premier jardin est celui de l’homme ayant choisi de faire cesser l’errance »  Gilles CLÉMENT – Une brève histoire du jardin-Kiosko2emejardin42b

« 2 EME JARDIN » s’intéresse à notre relation aux plantes dans le nomadisme urbain moderne. Des micros jardins semblables à des écosystèmes pour l’intérieur, des plantes suspendues aux couleurs métallisées et aux formes géométriques, des mousses et des cristaux que l’on déplace à l’envie.

CONNEXIONS – DECONNEXIONS

  Les lianes transportent la sève comme nos cables transportent l’électricité et l’information. Dans le « 2ème Jardin », devenu nomade, une reconnexion au réel s’opère. Véritable alternative à nos connexions virtuelles quasi constantes, les plantes ont des capacités anti-stress reconnues dans les intérieurs et communiquent leurs valeurs affectives à qui veut bien y apporter une attention particulière.

Alors que les premiers jardins étaient des représentations symboliques du monde, les nouveaux jardins urbains se fondent dans les codes de la modernité et en prennent les apparats. Couleurs, matières et imaginaires contemporains se croisent et se mélangent avec des symboliques plus anciennes au point de ne plus dissocier signes modernes et ancestraux.

INVITATION VERNISSAGE :  Jeudi 27 Novembre 2014 /// 19H00.

KIOSKO – 31 bis de la tour d’Auvergne – 44100 NANTES.

Dégustation de vin en compagnie des « bêtes curieuses ».

Pour vous rendre au vernissage, il suffit de vous inscrire sur l’évènement Facebook ou dans un message sur la page de contact du COIN JARDIN. Vous découvrirez une trentaine de créations suspendues et micros jardins aux formes et matières variées. L’exposition est visible du 27 novembre au 27 décembre.

l’hypertechnologie au service des plantes

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Bienvenue dans le futur. Plutôt devrais-je dire, Bienvenue au futur, car en réalité, il est déjà là.

Découvrez les derniers projets technologiques qui vont révolutionner votre approche du jardin. Connecté, productif et sans contrainte, vous pourriez bien vous laisser séduire par tout cet attirail technologique, mais le faut-il vraiment ?

Image par Aclinea

Image par Aclinea

Demain, tous des robots ?

Quand la Nasa himself s’inquiète du futur de notre civilisation, certains prennent les devants et passent à l’action. En 2014, les transhumanistes ont pris le pouvoir médiatique et ont su se faire entendre. Petit à petit, se dessine la vision sociétale des ferrus de technologies, menés par les géants du web comme Google. A grands renforts d’hyper-connectivité, de médecine bionique et d’hommes augmentés, ils façonnent l’image d’un futur en fusion avec la machine..

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Un extrait de l’excellent documentaire d’ARTE sur le transhumanisme résume bien la pensée de ce mouvement, décrit comme une « ambition mortifère » par le philosophe français  Jean-Michel Besnier.

L’alimentation urbaine, un défi : 

La question alimentaire revient  régulièrement sur le devant de la scène. Comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 ? Avec moins de pétrole, moins d’abeilles et de plus en plus d’urbains ? Le débat devient tellement clivant que deux camps semblent se créer. D’un coté, les partisans du 100% naturel prônant l’autonomie et la résilience énergétique  et de l’autre les partisans technologiques.

Photography by Iwan Baan via Design Boom

Photography by Iwan Baan via Design Boom

Selon les technophiles, nos villes seront amenées à muter, intégrant de la technologies directement dans les infrastructures, à l’image des fermes urbaines et tours agricoles. A l’échelle du citoyen, c’est l’environnement de la maison qui deviendra connecté et qui dit maison, dit jardin.

Alors, futur ou présent ?

Nombre des concepts ci-dessous existent déjà, quand je vous dit que le futur est là.

Les potagers autonomes :

Quand les technophiles s’intéressent au jardin, ils contournent les problèmes de cultures auxquels ils sont confrontés grâce à la magie technologique. Il y a quelques mois, je vous parlais du flower power de Parrot. Ici, les concepts sont poussés beaucoup plus loin, les logiciels agissent directement sur la plante en modifiant les conditions de cultures et les apports nutritifs. Par exemple, le projet Niwa à pour objectif de vous permettre de faire pousser de la nourriture fraîche le plus facilement du monde.

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Niwa

De quoi réveiller le mythe du jardin sans contraintes. Enfin presque, disons que pour l’instant, tous ces outils permettent au jardinier de mieux comprendre les besoins de ses plantes et d’agir en conséquence.

Aujourd’hui, des cultures hors-sols trouvent déjà leur place sur les balcons, terrasses et toits des urbains et ce partout dans le monde. Demain, on imagine très bien que la gestion des apports nutritionnels pourra se faire automatiquement et des messages nous informeront en temps réel de l’évolution des cultures.

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L’objectif avancé par tous ces vendeurs de rêves ? Produire plus, avec moins de produits chimiques et au plus près de chez soi.

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© SproutsIO

 

Ci-dessus, le projet Sproutsio fait pas mal parler de lui avec son look futuriste et son mode de culture hors-sol. Evidement, tout est contrôlable par smartphone.

 

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©EDYN

La domotique (maison connectée…) n’a de cesse de s’améliorer et nous promet un avenir radieux grâce au contrôle permanent et instantané de notre environnement. Le projet EDYN propose un meilleur contrôle de l’environnement extérieur et une meilleure compréhension des besoins des végétaux. Il comprend un capteur de luminosité, d’hygrométrie et d’humidité du sol. Il est relié à une arrivée d’eau qui apporte juste les besoins nécessaires. Un premier pas vers la robotisation des cultures à l’échelle du particulier.

Introducing Edyn from Edyn on Vimeo.

Les Fermes urbaines :

Partout sur la planète, naissent des projets de fermes urbaines. Certaines sont collaboratives, d’autres liées à l’industrie. L’un des derniers projets en date à faire le tour du web est celui de l’agence OVA studio.

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© OVA studio

Le projet de cette agence de Design, est de convertir des conteneurs en éléments permettant d’accueillir les cultures. Ils seraient empilables et modulables à souhait.

© OVA studio

© OVA studio

Cette ferme produit 10 000 laitues par jour :

Pour faire face à l’énorme demande de nourriture suite à la catastrophe de Fukushima, une ferme entièrement équipé de LED a été créée. Selon son créateur, Shigeharu Shimamura, 17 000 LED ont été nécessaire à l’élaboration d’immenses planches de cultures hydroponiques.  Le plus inquiétant est que ce système de culture est plus sain que la culture en fermes traditionnelles, car les récoltes y sont potentiellement exposés aux radiations nucléaires.

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Tout ceci n’est qu’une petite sélection des dernières innovations et projets qui promettent de révolutionner notre approche du jardin, des plantes et de l’alimentation. Effet de mode ou véritable nouvelle approche du jardinage, il est peut-être trop tôt pour le dire. Simplement, quand tous ces systèmes seront accessibles en prix, je ne serai pas étonné de les voir se développer chez les urbains, qui, limités par la place et en recherche d’une nature intuitive, abondante et propre, pourraient se laisser séduire par cet apport technologique.

Si vous voulez voir d’autres projets dans cette mouvance du jardin technologique, suivez mon tableau Pinterest intitulé INTERSTELLAR GARDEN.

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Cultiver le jardin de la sérendipité, c’est quoi ce Hasard ?

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La sérendipité. Peut-être avez-vous déjà entendu ce mot ? Découvrez comment ce concept peut vous aider à créer des jardins plus naturels et à comprendre le fonctionnement de votre écosystème.

Découvrir ce que l’on ne cherchait pas en s’en remettant au hasard. Voilà comment pourrait être définit ce terme.  De nombreuses découvertes scientifiques ont pour origine des processus mettant en oeuvre la sérendipité. Porter une attention particulière sur un détail découvert au hasard, creuser un sujet qui se présente de façon inopiné dans un domaine de recherche que l’on ne connait pas ou peu. Depuis quelques années ce terme est de plus en plus mis en avant, avec notamment le développement du web.

Crédit : http://serendipite-systematique.fr/serendipi-quoi/#

Crédit : http://serendipite-systematique.fr/serendipi-quoi/#

Car oui, surfer sur le web nous amène régulièrement à nous en remettre à la sérendipité, en allant de découvertes en découvertes. Avec parfois, l’idée que l’on perd son temps, peut-être n’est-ce qu’une apparence.Le processus nous éclaire sur des sujets divers, qu’ils soient de la vie quotidienne ou du monde des découvertes.

La sérendipité est originellement le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue, accidentelle, à la suite d’un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet.

Wikipedia.

 

Le processus est composé de plusieurs phases :

  •  L’identification par hasard d’un sujet intéressant à étudier sans préjuger sur son apparence.
  •  Etre étonné et accepter la surprise de la découverte d’une idée.
  •  Interpréter cette idée en lui associant un message à creuser ou en établissant une hypothèse.
  •  Vérifier le résultat des recherches en utilisant un processus rationnel de test et de croisement des informations.

Le concept ne s’oppose pas à la rationalité, il la nourrit en faisant travailler ensemble, la subjectivité, la mémoire, l’esthétique et le raisonnement.

Les germes des grandes découvertes flottent en permanence autour de nous mais ne prennent racine que dans des esprits bien préparés à les recevoir.

Joseph HENRY.

 

Les plus grandes découvertes résultent de la remise en cause du système et bien souvent d’une bonne dose de hasard. Celui-ci n’ayant par définition pas de cadre établit, il mène à toutes sortes de résultats, dont certains sont immédiatement délaissés. Parfois, l’étude de ces résultats « poubelle » montrent une certaine régularité. Un résultat récurrent ne pouvant être dû au hasard, sa compréhension offre des possibilités d’étude nouvelle.

A écouter, « la tête au carré », l’émission scientifique de France Inter s’intéresse sérieusement à la sérendipité et nous expose en quoi elle consiste.

Les détails anodins sont les plus significatifs :

Le personnage de Sherlock Holmes utilise régulièrement la sérendipité pour mener ses enquêtes. Dans cette scène, il utilise son intuition pour détecter les anomalies et détails infimes et en tire des hypothèses. Ici, c’est une prétendante de Watson qui en fera les frais.

Comment utiliser la sérendipité au jardin ?

Mon avis est qu’au jardin, il est tout à fait possible de mettre en oeuvre ce type de processus. De plus, la plupart des jardiniers le font sans le savoir. En voici les raisons :

1. De base, votre connaissance est limitée :

Quel que soit votre niveau d’érudition, acceptez l’idée que vous ne connaissez que bien peu de choses sur le fonctionnement de la nature et de votre jardin. Malgré vos connaissances en jardin, biologie, botanique ou géométrie, vous devez accepter que l’on ne peut pas tout connaitre.

Combien de milliers d’espèces de plantes, champignons, insectes habitent votre jardin? Les connaissez-vous toutes ? Sauriez-vous décrire leurs interactions ?

Comme vous ne connaissez pas tout, soyez porté sur la découverte et faites preuve de curiosité, c’est un excellent moteur en milieu inconnu. Fiez-vous à votre intuition et sortez des sentiers battus.

2. L’art d’observer les détails, au hasard :mousse jardin

En vous plaçant au milieu de votre jardin vous ne verrez que ce que vous voulez voir, les plus gros éléments, les plus fleuris… Ils peuvent vous apporter des informations, mais observez plutôt les détails, les toutes petites choses, les insectes, les petites fleurs sauvages… Soyez le Sherlock de la nature, à la clé vous résoudrez l’énigme de l’écosystème de votre jardin.

Acceptez cependant d’avoir une vision partielle, car même si vous ne le voyez pas, un potentiel de renouveau s’apprête à être libéré avec les graines, les insectes… L’écosystème du jardin est complexe et composé d’un nombre d’intervenants bien supérieur à ce que vous pouvez voir.

Dans ces conditions, identifier tous les facteurs qui influent sur l’écosystème de votre jardin peut s’avérer complexe, alors observez ce qui est autour de vous, du plus petit élément au plus grand.

Commencez par ce qui vous interpelle.

3. Au jardin, il n’y a pas de hasard alors faites des hypothèses:

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Bien que le hasard régisse en fond le fonctionnement du jardin (pollinisation, graines portées par le vent…), son développement ne semble pas être régit par le hasard. Le développement spectaculaire de l’angélique dans un coin du jardin ne tient pas au hasard. En regardant de plus près, il apparaît que le sol, l’exposition et les conditions climatiques sont réunis pour assurer la bonne germination de la graine et la croissance de la plante. Toutes ces caractéristiques sont importantes à connaître pour savoir comment agir sur son sol et sur son jardin.

Profitez-en pour explorer votre jardin comme un territoire inconnu. Attardez-vous sur un plante sauvage, le hasard l’a peut-être déposé ici ? Par là, elle semble être présente en grand nombre, cela à sans doute du sens.  Faîtes par exemple des hypothèses sur les différents types de sols. Ici une zone humide, là une partie sèche, un sol profond et limoneux par là etc.

4. Vérifier, rechercher et découvrir  :

Faîtes des recherches, sans forcément vous focaliser sur une information en particulier. Après quelques minutes vous récolterez de précieuses données sur la nature du sol, l’intérêt esthétique ou culinaire d’une plante. C’est justement à cet instant qu’il faut rester ouvert à la découverte de nouvelles choses. Par la recherche d’autres plantes vivant dans le même milieu, vous découvrirez peut-être qu’une espèce que vous n’aviez pas remarquée offre une floraison de fin d’été impressionnante. En retournant au jardin, vous pourrez la reconnaître et lui laisser un espace pour qu’elle s’installe davantage.

Voilà une très bonne expression de la sérendipité au jardin, vous cherchiez des informations concernant une plante, au final vous aurez découvert d’autres plantes plus intéressantes.

5. Changer de regard pour changer de jardin :DSC02528

A mesure que vous connaîtrez vos plantes sauvages, vous découvrirez que le jardin s’organise souvent seul pour régler ses problèmes. Un coin ou rien ne pousse, mériterait peut-être d’être laissé tranquille quelques temps. Une flore spontanée pourra s’installer et se chargera d’équilibrer un manque d’humus, de dé-compacter un sol etc… De plus, vous pourriez être étonné d’y voir une plante qui ne pousserait nulle part ailleurs dans le jardin. Bien sur vous veillerez à limiter le développement de plantes dérangeantes, comportant peu d’intérêt.

Mieux comprendre les différentes interactions d’un écosystème permet d’agir au jardin de façon plus sereine et d’y porter davantage d’attention.

Ainsi, avec de l’entrainement vous serez étonné de la rapidité avec laquelle vous pourrez poser vos diagnostiques sur un environnement nouveau.

 

Porter son attention sur l’inattendu. Sortir des sentiers battus. Changer de regard. Changer son jardin.

Au jardin, l’inattendue est à chaque coin de massif, dans chaque graine, chaque bourgeon, chaque nouvelle fleur. Au printemps, le potentiel de diversité s’apprête à être libéré et à couvrir l’espace d’une matrice végétale et structurante.

Comment les pesticides ont tué votre jardin

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Vous avez certainement entendu parlé des problèmes de désertifications des sols en agriculture et viticulture ? L’utilisation de produits chimiques a un impact considérable sur les milieux naturels.

Qu’en est-il de nos jardins personnels ? Les particuliers sont souvent accusés d’utiliser les produits en surdoses, quel est l’impact réel des produits chimiques sur le sol ?

Les produits chimiques au jardin créent-ils les maladies ?

 

La plupart des désherbants, anti-fongiques et produits « phytosanitaires » ont un impact direct sur la microbiologie du sol. En vérité, les produits tuent toute la vie du sol, ils tuent le sol. Une fois inerte, il génère des carences et devient incapable de fournir aux plantes les moyens de se défendre contre les attaques de champignons et maladies. Toute la vie microbienne et cryptogamique contenue dans la couche arable est impactée par l’utilisation des produits. Donc, en plus des vers de terres et insectes vivant dans le sol, la science nous informe que les produits chimiques utilisés dans les jardins détruisent également sa vie microbiologique. Les nouveaux modèles de microscopes nous permettent d’étudier les bactéries directement sur le sol et les scientifiques parviennent à comprendre enfin le rôle joué par celles-ci (Sciences & vie N° 1161 – Juin 2014).

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Le résultat est absolument renversant. Il apparaît clairement que le rôle joué par les bactéries et les champignons est central et essentiel à la vie de tous les écosystèmes. Ils sont présents absolument partout sous forme de symbiose et de parasitisme sur toutes les plantes et animaux. En surface, sur les premières couches de terre et sous l’eau, « ils représentent plus de 50% de la biomasse mondiale » estime Brajesh Singh, professeur en écologie microbienne à l’université occidentale de Sydney.

Pour faire une visualisation, ajoutez tous les végétaux et animaux du globe terrestre, des baleines aux baobabs en passant par les humains. Vous obtiendrez alors une masse inférieure à ceux des microbes.

Ces découvertes récentes nous informent davantage sur le rôle joué par ces bactéries dont 95% restent encore à découvrir et à comprendre. Ce qui surprend particulièrement les scientifiques, c’est la richesse et la diversité de la vie microbienne du sol et son impact direct sur le macromonde (notre échelle…). « Dans un gramme de terre, il y aurait entre plusieurs dizaines de milliers et plusieurs millions d’espèces de bactéries », selon Brajesh Signh. « La plus grande diversité de la planète se trouve dans le sol », résume Garreth Griffith, professeur en mycologie à l’université d’Oslo (Norvège).

Microbes du sol - MMG_diagnostic

Microbes du sol – MMG_diagnostic

La compréhension du fonctionnement biologique des microbes par l’étude de leurs gênes, nous révèle le rôle qu’ils jouent dans l’environnement.

« On a récemment découvert chez des bactéries une activité métabolique jusqu’alors parfaitement inconnue qui permet de recycler l’azote en l’absence d’oxygène », révèle Marc-André Sélosse.

Ci-dessous une interview de Claude et Lydia BOURGUIGNON qui présentent la problématique de fatigue des sols dans l’agriculture. A ce sujet, je vous invite à lire l’article de rue 89 concernant ce couple, certes atypique mais qui à la qualité d’être reconnu au sein de la communauté scientifique des micro-biologistes des sols. (voir article sciences & vie N°1161 – Juin 2014- Art.

Le paysagiste, Le pharmacien du jardin.

 

S’il y a un bien un chapitre que j’ai détesté lors de mes études de Paysage c’est l’apprentissage des produits « Phytosanitaires », autrement appelés « pesticides, engrais, antifongiques, etc… ».

 

Lors de ces cours, nous apprenions que les plantes sont très sujettes à diverses maladies, champignons, insectes ravageurs. Bien incapables de se nourrir et de soigner seules, l’homme a le devoir de prendre en charge la survie des plantes dans son jardin.

 

L’apprentissage commence par le repérage des symptômes, l’identification des maladies et des ravageurs. Cette partie est intéressante car elle nous apprend à reconnaître beaucoup d’insectes et permet de comprendre le fonctionnement des maladies.

Cependant, la liste est longue, très longue. Un grand mal atteint nos plantes de jardin, elle sont malades.

Index-phytosanitaire

Index-phytosanitaire

 

Les plantes locales ne sont pas digne d’un paysagiste

 

La question qui me venait à l’esprit, était alors, pourquoi dans la nature, les plantes parviennent-elles à se développer en évitant la plupart des maladies?

Il se trouve que la majorité des plantes que nous installons dans les jardins n’est pas adaptée à tous les sols et tous les climats. J’ai alors demandé pourquoi il ne serait pas plus judicieux d’utiliser des plantes locales qui existent dans nos espaces ruraux. Celles-ci étant naturellement intégrées aux paysages environnants, j’ai pensé qu’elles seraient immunisés contre les maladies et carences de nos jardins.

La réaction dans la classe fut agitée et mon idée, rejetée en bloc.

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Pour la plupart des élèves, ces plantes-là ne sont pas dignes d’un paysagiste et ne permettent pas de faire de la « création paysagère ». Je préparais à l’époque un bac professionnel travaux paysager et j’étais le seul de ma promotion à avoir passé mes deux premières années dans un autre lycée. Ma conception du jardin était différente de celle de mes camarades. Mes deux années précédentes m’avaient permis d’acquérir des connaissances sur les fleurs et les arbustes sauvages.

En arrivant en filière Travaux Paysager, il me semblait évident que les espèces locales d’arbustes et de vivaces avaient leurs rôles à jouer au sein des jardins de particuliers. Certains professeurs m’ont encouragé dans cette direction, mes camarades, moins, déjà bien formatés à la vision aseptisée d’un jardin qui est enseignée depuis des années dans les écoles d’horticulture et de paysage.

Pourquoi utilisent-on les produits de traitements ?

Un grand nombre de plantes issues de la production horticole et de pépinières ne serait donc pas véritablement adapté à nos jardins.

A l’évidence, un nombre important de critères semblent intervenir dans le développement maladif de nos jardins, l’élimination de la flore spontanée, des insectes, champignons et microbes en font partit. La méconnaissance des fonctionnements du sols nous poussent à le stériliser afin de « travailler » sur une base neutre et vierge. C’est précisément ce terrain qui est propice aux développement de maladies et nous entraîne dans ce cercle vicieux de traitements sur traitements.

Les produits phytosanitaires sont capables de répondre à la très grande majorité des attaques et nous savions que les connaître sur le bout des doigts est un véritable « Plus » au sein d’une entreprise. En réalité, à la fin de la formation, la plupart de mes camarades et moi-même étions bien en difficulté lorsqu’il s’agissait de faire les dosages de produits. De plus, nombreux sont ceux qui n’utilisaient pas l’équipement adapté pour la pulvérisation lors de leurs stages en entreprises.

 

Se passer de produits chimiques pour un jardin équilibré.

 

Ceux qui sont passés à un mode de gestion plus écologique savent à quel point la nature de leur sol change : plus meuble, riche et vivant. L’utilisation de paillis permet d’obtenir une couverture efficace du sol et de le protéger des rayons du soleil, mortel pour un grand nombre de bactéries. La non utilisation stricte de produits chimiques transforme littéralement l’aspect et la vie de leur jardin. Cependant, à notre époque où tout est de plus en plus rapide, il est parfois difficile d’attendre quelques années que le sol se régénère et retrouve ses capacités physico-chimiques.

 

BHG GARDEN

BHG GARDEN

A l’échelle des particuliers, il est aujourd’hui possible de se passer de produits chimiques dans le développement et l’entretien de son jardin. Il faut pour cela, entre autres, accepter de changer de regard sur la flore non désirée et pratiquer un jardinage par soustraction. Si on se réfère aux concepts développés par le jardinier « Gilles Clément », cette approche consiste non pas à éliminer la flore « non désirée », mais à supprimer uniquement les espèces pouvant gêner le développement de plantes intéressantes (horticoles, spontanées fleurie, etc…).

 

Le métier de paysagiste à réinventer ?

 

A l’échelle du professionnel du paysage, il existe des initiatives de paysagistes inspirées par des précurseurs comme Gilles Clément ou Camille Muller. Chacun applique, recherche et teste de nouvelles méthodes et tentent d’inventer le métier de paysagiste de demain. Je pense qu’il est du devoir du paysagiste, du producteur de végétaux et du distributeur du monde du jardin de réfléchir et d’inventer une nouvelle façon d’envisager le jardin.

 

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Avec le web , les jardiniers ont la possibilité de s’exprimer, de partager des informations et des conseils. Ils deviennent chaque jour plus expérimentés et informés sur les pratiques écologiques. Les professionnels du monde du jardin ne peuvent plus se contenter de suivre le mouvement uniquement pour « rassurer » la clientèle des jardiniers, ils se doivent de proposer des solutions novatrices.

Une approche décomplexée du jardin et de la pédagogie aidera notre société à basculer vers une vision du jardin naturelle, riche en biodiversité et ouverte sur la nature.

pesticides botanicA ce sujet, le programme de Botanic, « Pulverisons les pesticides » reprendra les week-end du 26 et 27 septembre et du 3 et 4 Octobre prochains. L’opération a pour but de récupérer de diminuer l’utilisation des produits par les particuliers tout en permettant de traiter écologiquement les anciens produits. Chaque année entre 50 000 et 70 000 tonnes de déchets spécifiques ménagers (dont les pesticides) sont jetés. Malheureusement, seulement 20 000 tonnes sont traité par les déchetteries. Le reste est oublié dans les garages, jetés dans l’évier ou les toilettes.

Découvrez le programme de Botanic sur la reprise des pesticides sur leur site web, un bon d’achat de 5 € est offert aux jardinier souhaitants découvrir les solutions de jardinage naturel.

Les orchidées, pourquoi nous fascinent-elles ?

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Lorsque l’on parle d’orchidées, on pense souvent à l’orchidée papillon ou phalaenopsis. Vous le savez sans doute, mais il existe un grand nombre de variétés. L’orchidée à toujours fasciné l’homme, découvrez son histoire.

L’orchidée traverse les époques.

La famille des orchidées n’a pas toujours été aussi facile à se procurer. Déjà dans la chine ancienne en -600 av. J.-C. Christ Confucius y faisait référence comme « la reine des plantes parfumées”.

Au cours des siècles, on a prêté un grand nombre de vertus aux orchidées dont des propriétés aphrodisiaques. Pline l’Ancien, en 77 ap. J.-C. lui attribut, selon la théorie des signatures, un pouvoir sexuel. Proust, dans du côté de chez swann emploie la métaphore “faire Catleya” pour désigner le possession physique. Toujours selon le principe des signatures, des propriétés médicinales leur sont attribuées pour soigner les troubles nerveux et l’asthme.

Les grandes expéditions orchidophiles.

Au XVIII siècles, les grands navigateurs rapportent les premières grandes collections d’orchidées en Europe. En quelques années, “l’orchidomania” se répand comme une traînée de poudre. Les méthodes de collecte des explorateurs dans les forêts tropicales sont dévastatrices et nombre d’espèces ne résistent pas aux fonds de cales des bateaux. A l’époque, il était difficile de comprendre comment faire pousser ces plantes sans terre. Les pertes étaient énormes et les risques liés à leur collecte aussi. Les maladies, les animaux sauvages et les populations indigènes ne freinait pas pour autant la passion des milieux bourgeois et scientifiques. Les prix déjà élevés atteignirent des sommes astronomiques. Certains spécimens très rares  pouvaient se négocier à prix d’or. Cependant, et on l’oublie souvent, la famille des orchidées comporte plus de 30 000 espèces réparties aux quatre coins de la planète. Ainsi, certaines variétés originaires de chez nous et moins impressionnantes (quoique) ne s’attiraient pas toutes les convoitises.

Aujourd’hui, elle est utilisée en cosmétique dans la recherche des soins anti-âge.

Petit à petit, la culture de l’orchidée s’est démocratisé, grâce notamment aux croisements et cultures réalisés par les botanistes et producteurs français comme Vacherot & Lecouffle.

Le Phalaenopsis : la plante des années 2000

La production desorchidées, s’est désormais démocratisée au point d’en trouver à tous les tarifs et de toutes les qualités. Il est clair que pour les amoureux des plantes ou non, l’orchidée Phalaenopsis constitue le cadeau idéal. Une floraison longue, un aspect classieux qui se marrie bien avec tous les styles et une culture assez simple. Elle trouve sa place dans le top 10 des cadeaux les plus offerts.

Les températures de maintient idéales sont de 18°C à 35°C le jour et 16°C à 25°C la nuit. Il faut éviter de la mettre en contact direct avec la lumière du soleil, mais convient parfaitement à la culture en appartement.

Pour l’arrosage, il faut donner de petites quantités tous les 3 à 10 jours avec idéalement de l’eau de pluie (ou eau minérale), on évitera l’eau du robinet calcaire. L’idéal est de brumiser le dessus et le dessous des feuilles très régulièrement ou placer la plante sur une petite coupelle d’eau (elle ne doit pas tremper dedans, l’eau remontera par évaporation).

Le rempotage peut se faire au printemps ou en été dans un substrat très léger (type écorce ou autre).

Pour faire repartir la plante, on coupera les hampes florales (tiges des fleurs) fanées à 2 ou 3 yeux et on placera la plante dans le noir et au frais en fin d’hiver pendant 2 semaines. Ensuite, vous pourrez la replacer dans son environnement.

« 10 livres pour repenser son jardin »

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Pour ceux qui suivent ce blog régulièrement, il m’est arrivé de poster des articles sur des livres m’ayant particulièrement plu ou m’ayant été envoyé par des maisons d’éditions. Malheureusement, mes précédentes activités professionnelle me laissaient assez peu de temps pour vous présenter les dernières sorties  et ouvrages intéressants. Lire la suite

LES PREMIÈRES PLANTES FLUORESCENTES EN VENTE AUX ETATS-UNIS

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Cela peut paraître dingue mais les premières plantes Bio-luminescentes sont bien là. Découvrez deux projets qui ont permis de créer les premières plantes fluorescentes au monde. L’un est commercial et l’autre collaboratif. Bienvenue dans le futur. Lire la suite

SQUISH, L’ARROSOIR PLIABLE ET GONFLABLE

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L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les jardiniers urbains est le stockage du matériel. Entre l’arrosoir, le terreau, les petits outils et les pots vides, le petit coin de jardin peut vite se transformer en cabanon à outil. Lire la suite