, , , ,

Agricultures urbaines, demain, tous jardiniers urbains ?

L’agriculture urbaine nous propose une nouvelle manière de consommer, de nous alimenter et une modification profonde de notre vision de la ville et de l’urbanisme.

Accompagner son développement et y participer en tant que citoyen, industriel et politique répond à  une urgence écologique. Pourtant, convaincre les populations et institutions semble être complexe et un travail de longue haleine.

Dans cette article, je présenterai les raisons qui nous poussent à penser que son développement est imminent, nécessaire et comment y contribuer en tant que citoyen.

Et si, demain,  nous devenions tous des jardiniers urbains? Nous participerions à l’avènement d’une ville verte, alimentaire et durable.

Laissons de côté le développement économique & professionnel de l’agriculture urbaine que j’ai déjà abordé dans ce précédant billet. Penchons-nous plutôt sur les raisons qui nous pousse à tendre vers ce modèle et comment les citoyens jouent un rôle majeur dans l’avènement de l’agriculture urbaine.

Pourquoi l’agriculture urbaine ?

l’urgence écologique :

Aujourd’hui, nous ne pouvons ignorer les impacts à court et moyen terme du réchauffement climatique. L’une de ses conséquences est ce que l’on appelle le phénomène de désertification des sols. Actuellement, nous savons que des régions d’Afrique, de Californie & du moyen orient sont touchées par ce phénomène. Il s’explique en partie par le réchauffement climatique mais aussi par une exploitation intensive du sol par l’agriculture industrielle et l’activité humaine.

arable-489936

Sur ce point, l’agriculture urbaine propose des modèles diversifiés qui pourraient être autant d’alternatives limitants les rejets de gaz à effets de serres.

L’agriculture industrielle met en péril notre capacité à nous nourrir :

Le résultat est que certaines zones ou l’on pratiquait habituellement une agriculture traditionnelle ou industrielle n’a plus la capacité de produire des aliments aux populations et cela génère des insécurités alimentaires.

De plus, nous savons qu’en perpétuant notre modèle actuel (alimentaire et énergétique), nous allons aux devants de grands bouleversements des écosystèmes et de chutes de biodiversité majeures. Ce que nous disent les scientifiques, c’est que ces perturbations auront un impact important sur notre économie, notre alimentation et notre quotidien.

agriculture-595104

Sur ce point aussi , l’agriculture urbaine propose un gestion différente des espaces naturels et une concentration des lieux de productions à proximité des lieux de consommation.

Produire mieux en consommant moins d’énergie :

Sur la question de l’énergie, l’agriculture industrielle est grande consommatrice d’énergie fossile, pour la production, le transport, l’emballage. Dans 20 ans, avec la raréfaction des sources d’énergie, produire à l’autre bout de l’Europe des produits que l’on pourrait cultiver à quelques kilomètres aura-t-il encore du sens ? L’agriculture urbaine propose une économie davantage ancrée sur le local et le l’économie réelle, ce qui réduit d’autant l’énergie utilisée traditionnellement sur le transport.

port-1172268

Les nouveaux sociostyles sont demandeurs :

Aux dernières nouvelles, les Hipsters étaient en train de disparaître dans le bouillon de la « mass culture », avec leurs tatouages, longues barbes et chemises de bucherons. On parle déjà de leurs remplaçants, les Yuccies, soit de jeunes urbains créatifs, entrepreneurs à l’alimentation éthique & écologique. Ils rejoignent donc leurs cousins les écolos & bobos des villes dans leurs recherches d’une alimentation saine et durable. Leurs motivations de se réaliser pleinement rejoignent celles des jeunes parents à la recherche du meilleur pour leurs enfants. Ils apprennent les bases du jardinage pour les faire découvrir à leurs enfants et leurs faire goûter les fruits de leurs efforts. Comme pour la tribu « Ecolo », faire pousser des plantes doit trouver une utilisation alimentaire ou médicinale.

Ce qui est intéressant est que des personnes de classes sociales très diverses commencent à ressentir les même envies, produire leur propre nourriture.

Les étapes clés du retour à la terre :

Si je dois résumer les différentes étapes menant à la pratique du jardinage en ville, je les présenterai ainsi.

  • Prise de conscience écologique : Envie de changer de modèle écologique, adapter le modèle économique aux réalités actuelles, sentiment d’urgence…
  • Montée en compétences : Recherche d’informations, groupes de réflexions, recherches internet, livres…
  • Passage à l’acte : Envie de tester la culture de légumes, individuellement, collectivement…
  • Transmission à l’enfant : Besoin de partager le savoir et les récoltes avec les enfants, les proches…
  • Consommation responsable & durable : Modification profonde du mode de consommation et d’alimentation.

Dans ce modèle, la montée en compétences et le passage à l’acte permettent de transmettre du savoir et d’accompagner un changement dans la manière de consommer. En réalité, les étapes se chevauchent certainement car elles se nourrissent entre elles. Cependant je pense qu’elles sont toutes utiles pour parvenir à la conviction finale, celle de participer à un modèle nouveau.

Alors, devrons-nous tous devenir des jardiniers urbains amateurs pour changer de modèle ? 

radish-761591

Le légume, l’arme de la révolution?

Les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons. Henry THOREAU

Henry THOREAU était un américain,  fervent défenseur de l’abolition de l’esclavage, de la nature et de la cause des femmes. Sa vision du véritable changement ne pouvait se faire que par les masses, le peuple, car les systèmes qu’ils soient politiques ou économiques lui semblaient rongés par l’inertie, la corruption & les intérêts personnels.

Pour faire une révolution, il faut des armes. Pour certains, les armes sont des graines, des légumes et des râteaux. En faisant pousser des légumes collectivement dans les espaces publics, les urbains ont démontrés qu’ils pouvaient apprendre rapidement à faire pousser des légumes, produire pour tous et reprendre le contrôle d’une partie de leur alimentation.

Peut-on considérer que tous ces mouvements qui naissent autour du jardinage en ville sont l’expression du peuple? L’idée que les gens sont en plein bouleversement de leurs habitudes alimentaires ?

Comment le jardinage modifie nos comportements ?

Je constate que quelqu’un qui a pris le temps de créer un potager, à semé, pris soin de ses légumes et goûté le fruit de son travail sera plus enclin à acheter dans le commerce des produits de meilleures qualités et plus diversifiées que l’offre des supermarchés.

Il passera sans doute davantage par les circuits courts, les marchés et sera plus exigent sur les produits qu’il achète. Je suis convaincue que le jour où une offre adaptée se développera, les consommateurs seront prêts à l’adopter.

Aujourd’hui, je suis persuadé que l’on peut expliquer l’emmergence du potager et du jardinage en ville comme l’étape essentielle d’une prise de conscience écologique des urbains et une envie de passer à l’action en changeant de comportement.

basil-898699

Dans ce cadre le jardinage devient un acte fort, porteur de changement pour toute la société.

Le jardinage, une mise en pratique de l’écologie

On l’a compris, pour changer de modèle nous devons changer de comportement d’achat et d’alimentation. Pour cela, le potager constitue un excellent accélérateur, comment alors passer à l’action lorsque l’on habite en ville ?

Les formes de jardinage participatifs ont l’avantage de mettre en pratique rapidement et permettent également aux néophytes de monter en compétences.

Voici un panorama des solutions offertes aux urbains en mal de jardins.

Les jardins familiaux : Situés à proximités  des quartiers d’habitations ils permettent à chacun de disposer d’un petit bout de terrain, d’un cabanon et de bénéficier des conseils et des échanges chaleureux avec les membres du réseau. Supervisés par les collectivités, les associations gérant ces lieux sont assez indépendantes et adaptées à ceux qui souhaite s’investir dans du jardinage collectif mais avec son petit lopin personnel.

Les inconvénients sont qu’on ne les trouve pas dans tous les quartiers et qu’en général il y a des listes d’attentes interminables pour accéder au terrain.

Les jardins partagés : Il se développent de plus en plus au coeur des villes, dans des délaissées, des dents creuses et des terrains de particuliers. Le principe est simple, un jardin pour tous, chacun propose des idées et des projets de cultures à mettre en place et partagent ses connaissances et récoltes avec le groupe.

Parfois complexe à mettre en place avec des problématiques urbaines, cultures hors-sol, motivation des équipes, il peuvent avec le temps devenir de vrais lieux d’échanges sociaux et commerciaux.ILLUSTRATION-PANNEAU-9

Le jardinage de rue : Avec le développement fulgurant des « Incroyables comestibles », le mouvement des jardiniers urbains fait un pas certains vers la médiatisation et l’ouverture au plus grand nombre. Les jardiniers commencent à se regrouper via les réseaux sociaux puis postent une photo de groupe devant un panneau de la ville pour signifier l’émergence du mouvement dans la localité. Quand la presse s’empare du sujet, le mouvement ne tarde pas à grossir et bientôt ce sont des bacs remplis de plantes potagères qui envahissent les trottoirs, cours d’écoles et plates-bandes prêtées par les mairies.

Si vous souhaitez rejoindre le mouvement, contactez les « incroyables comestibles » de votre ville, ils se feront un plaisir de vous répondre et vous inviter aux prochains évènements.a171_incredible_edible_todmorden_incroyables_comestibles_france_alsace_strasbourg_nourriture_a_partager_w1600

Le projet LOPIN : Encore à l’état de Bêta, le site web LOPINCO.fr  à pour vocation de favoriser l’émergence des différentes formes de jardinage en ville. Il permet de renseigner son jardin individuel ou partagé sur une carte et d’inviter des jardiniers curieux à vous rejoindre pour gérer collectivement le lieux.  j’ai participé personnellement à l’émergence du projet et nous recherchons des bénévoles pour nous rejoindre et continuer à développer des fonctionnalités spécifiques, vous pouvez découvrir le projet sur lopinco.fr.pagelopin

Le jardinage individuel : Pour ceux qui ont un bout de terrain en ville ou un grand balcon, cultiver ses propres légumes est une réalité que de plus en plus d’urbains franchissent. Que ce soit pour agrémenter son petit jardin personnel ou constituer une véritable source d’alimentation naturelle supplémentaire le jardinage individuel à de beaux jours devant lui. A l’avenir, on peut imaginer qu’il sera davantage orienté sur la culture de l’alimentaire que sur le jardin purement esthétique.887109158_183cf7959d_o

J’espère que cet article vous a plu, pour ceux qui étaient présent aux conférences du salon du végétal, j’espère que vous retrouvez les principales informations développées lors de celles-ci.

N’hésitez pas à partager l’article sur les réseaux sociaux et le commenter ci-dessous pour apporter votre point de vue.

Guillaume VERDEGAY, jardinier Urbain.

, , ,

Salon du végétal 2016 : Deux conférences par Le Coin Jardin

La thématique 2016 du salon du végétal est « Le Jardin en ville », c’est la première année que le salon propose une thématique concrète.

Au vu du nombre de nouveautés et évolutions, il est probable que cette édition soit l’une des plus innovante de ces dernières années. Voici quelques nouveautés proposées aux visiteurs professionnels de la filière jardin :

SalonDuVegetal2016_FR_Bdf

L’organisation du salon en plusieurs pôles métiers :

Les années précédentes avaient entamé cette évolution en enrichissant le pôle distribution & collectivités/paysage. Aujourd’hui, le salon s’organise en cinq pôles : distribution, production, espaces verts, fleuristerie & innovation.

Un jardin urbain de démonstration de 300m2 :

Un jardin urbain créé par des professionnels du végétal permettra de présenter les principales caractéristiques et spécificités liées à l’aménagement en milieu urbain. Au programme, les sols urbains, le participatif, l’accessibilité pour tous et l’entretien vers le zéro phyto.

Deux conférences proposées par Le Coin Jardin :

Grande première, je serai présent au salon pour animer deux conférences en lien avec le jardinage urbain :

basil-594168_1920Agricultures urbaines, demain, tous jardiniers urbains ?

L’émergence de l’agriculture urbaine et du jardinage citoyen nous invite à revoir notre approche de la création paysagère et du potager traditionnel. Nous dirigeons-nous vers une fusion des deux à l’image des paysages comestibles ? Vers une co-création des espaces verts directement avec les habitants ? Quelles mutations cela engendrera pour la filière jardin dans son ensemble ? Une transition écologique de la filière est-elle nécessaire ?

Pour répondre à ces questions, je proposerai un panorama des initiatives actuelles puis proposerai plusieurs pistes d’évolutions pour les différents secteurs d’activités. Comment et quels types de végétaux produire ? Comment imaginer la jardinerie urbaine de demain ? Comment les collectivités peuvent aborder le dialogue avec les usagers et quels rôles rempliront-elles demain?

Conférence animée par

Guillaume VERDEGAY – Jardinier urbain.

Dates

 Mardi 16 février – 10h15 – 10h45 / Espace Prospectives végétales, hall Ardésia

Mercredi 17 février – 16h30 – 17h00 / Espace Prospectives végétales, hall Ardésia

 

flower-1081954_1920Micro-jardinage, une nouvelle offre pour les jardineries urbaines de demain.

Le micro-jardinage est ce que l’on pourrait appeler une mouvance de fond. Elle revêt différentes formes et on la retrouve dans différents types de lieux. A l’intérieur, avec les terrariums, les jardins de mousses japonais, les tableaux végétaux, les mini-plantes et les jeunes pousses alimentaires. Sur les balcons, terrasses et petits jardins, avec les micros-paysages, les jardins de poches et les fairy-garden.  Plus insolite, on la retrouve aussi dans les rues avec les jardins de fissures, le graph de mousses et les bombes à graines.

Comment ces nouvelles pratiques de jardinages influenceront les jardineries urbaines de demain ? C’est ce que je présenterai lors de la conférence en proposant un modèle innovant de jardinerie urbaine, un lieu où l’on s’inspire, fabrique, vend et transmet.

Conférence animée par

Guillaume VERDEGAY – Jardinier urbain.

Dates

Mardi 16 Février – 13h30 – 14h00 / Espace Prospectives végétales, hall Ardésia

Mercredi 17 Février – 10h15 – 10h45/ Espace Prospectives végétales, hall Ardésia

Le Salon du Végétal rassemble pendant 3 jours environ 550 exposants, répartis sur 30 000m2 d’exposition, et près de 14 000 visiteurs professionnels.

Il a lieu du 16 février au 18 février 2016 au parc des expositions d’Angers.

Bien sûr, si vous ne pouvez pas venir assister aux conférences mais que vous connaissez des personnes intéressées par ces thématiques, n’hésitez pas à partager cette article par mail ou sur les réseaux sociaux.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les conférences et leur contenu, ou organiser une rencontre sur le salon n’hésitez pas à me joindre par mail ou par téléphone au 06 02 04 31 80.

Je vous donne rendez-vous au salon, à bientôt.

Guillaume VERDEGAY, Jardinier urbain.

, , , ,

Conseils & entretient pour un terrarium au top

On vient de vous offrir ou vous avez fait l’acquisition d’un micro-jardin en terrarium et vous vous posez des questions sur sa durée de vie et son entretien ?

cet article devrait vous aider, ma compréhension des terrariums évoluent chaque jour et si vous avez lu cet article il y a longtemps je vous incite à le relire car l’expérience m’a conduit à modifier mes conseils d’entretient. J’espère qu’il vous aidera à découvrir le monde passionnant des terrariums botaniques.

Écosystème et cycle de l’eau.

Le terrarium est à la fois un écosystème, un objet de décoration et un lieu de culture idéal pour les plantes tropicales. Nos intérieurs sont plutôt adaptés à la culture de ces plantes qui apprécient la faible luminosité et les températures au dessus de 16°c, en revanche elles n’apprécient guère l’air sec de nos intérieurs et les oublis d’arrosages.

La culture en terrarium règle ce problème. Le contenant en verre permet de créer un écosystème idéal car il maintient une humidité de l’air optimal et espace les arrosages. De plus, avec le temps un équilibre se créé entre les plantes, les mousses et le sol. Les plantes puisent l’eau dans le sol avec leurs racines, elles rejettent du dioxide de carbone, de l’oxygène et de l’eau, elles créées donc une atmosphère utile pour elles. Les mousses, comme des éponges absorbent l’humidité ambiante et par capillarité la replacent dans le sol. Le sol lui est composé d’un mélange de terreau adapté à la culture du terrarium, de couches de sables qui draine l’eau, de silice qui retient l’eau, de charbon actif qui l’épure des bactéries et de roche volcanique qui crée une réserve. Des micros-organismes contribuent à l’écosystème global en absorbant une partie du CO2 et des champignons entrent en symbiose avec les racines.

l’objectif principal est de parvenir à un équilibre global de tous ces éléments, pour y parvenir le cycle de l’eau doit être complet et celle-ci doit être filtré, absorbé et et recyclé en permanence.

Arrosage

Théorie : Les plantes puisent l’eau contenu dans le sol, pour cela il doit être humide mais pas « détrempé » car elles auraient du mal à puiser ce dont elles ont besoin. Une fois créé le terrarium est arrosé une première fois. Selon les tailles et l’herméticité du terrarium les arrosages doivent être espacés de 2 à 6 mois. L’indicateur principal d’arrosage est la mousse. si elle est bien verte foncée, il n’y a pas besoin d’eau. Lorsqu’elle commence à s’éclaircir, c’est le bon moment (couleur blanchâtre). Comme je l’expliquais plus haut, elles captent l’humidité ambiante, donc lorsque les plantes ne parviennent plus à puiser d’eau dans le sol l’air devient plus sec et les mousses en pâtissent. N’ayez crainte cependant, car elles ont d’excellentes capacités de rétractation en milieu plus sec (dans la nature lorsque les pluies se raréfient par exemple) et reprennent facilement leur forme une fois l’humidité revenu.  Le terreau est également un bon indicateur. Touchez-le avec votre doigt : s’il est sec, c’est le moment d’arroser. Pour relancer la machine n’utilisez pas de vaporisateur, laissez plutôt les plantes ré-humidifier l’ensemble en arrosant à leurs pied.

Pratique : Faites couler un filet d’eau sur les plantes et les mousses en quantité très réduite car l’eau doit humidifier le terreau mais ne jamais stagner au fond. Observez bien comment l’eau s’écoule quand vous arrosez. Quand l’eau atteindra les racines des plantes elles se chargeront de créer l’atmosphère.

Par prudence, arrosez toujours moins que plus car il est trè difficile d’évacuer un excédent d’eau. (voir ci-dessous si c’est le cas).

Terrarium Tropical fermé :

Les terrariums fermés proposés par le coin jardin sont constitués de couches de substrats différentes qui permettent à l’eau d’être filtrée et purifiée. Lorsque les plantes rejettent cet eau en transpirant, elles rejettent également de l’oxygène et du CO2. Ainsi, tous les éléments nécessaires à sa culture sont réunis.

Fréquence : 1 fois tous les mois voir tous les 2 mois pour les petits modèles (le parfait et petits contenants).

Une fois tous les 3 à 6 mois pour les grands contenants.

Observez la mousse, c’est la clé du système.

Condensation : Si de la condensation se forme sur l’intérieur du terrarium, il peut y avoir plusieurs raisons. Le terrarium peut être trop au soleil, venir de subir un écart de température ou avoir reçu trop d’eau lors du dernier arrosage. Un peu de condensation n’est pas gênant et peut être normal. Si l’intégralité du terrarium est chargé d’eau et en permanence c’est qu’il doit y avoir un problème. Auparavant je conseillais d’ouvrir le terrariums quelques heures ou jours pour évacuer l’eau, avec le temps je ne donne plus ce conseil car j’ai remarqué que certains d’entres-vous (moi compris) oubliaient de refermer le terrarium et celui-ci séchaient. Regardez bien le fond du terrarium si de l’eau dépassent le fond de roche volcanique c’est qu’il a été beaucoup trop arrosé dans ce cas ouvrez le quelques jours pour évacuer l’eau. Si ce n’est pas le cas changez-le plutôt de place et n’arrosez plus.

Terrarium Tropical ouvert :

Les terrariums ouverts permettent de maintenir une humidité ambiante dans le terrarium mais permettent également à l’air de circuler plus facilement. Ils sont plus difficile à entretenir car plus exigeant en arrosage et parfois les mousses ont besoin d’être vaporisées pour se maintenir humide.

Fréquence : 1 fois toutes les 3 semaines à 1 fois par mois.

Entretien

Les terrariums contiennent peu de terreau, cela permet d’éviter que les plantes ne se développent trop vite et limite ainsi leur taille et leur entretien. Certaines plantes peuvent être taillées et même bouturé directement dans le terrarium. Le fittonia par exemple réagit très bien à la taille et au bouturage. Les tiges fanées des asparagus peuvent être taillées à la base, de nouvelles sortiront quelques semaines plus tard. Les nouvelles branches du ficus ginseng se taille facilement pour maintenir l’aspect de petit arbre. De manière générale fiez-vous à votre instinct et tentez de maintenir le paysage original et surtout testez et expérimentez.

Nettoyez l’extérieur et l’intérieur du terrarium avec un chiffon doux humidifié pour enlever la poussière et les traces d’humidité.

Ateliers « Fabriquer son terrarium »

Pour aller plus loin et comprendre le fonctionnement et la fabrication d’un terrarium équilibré, Le Coin Jardin propose sur Nantes des ateliers terrariums pour composer votre propre micro-jardin d’intérieur.

Inscrivez-vous en ligne, participez au prochain atelier et repartez avec votre propre terrarium. 

Fournitures, verreries & plantes incluses.

 

 

 

, ,

Impression 3D & jardinage urbain

Une lente & douce évolution se propage dans notre rapport aux objets, à l’achat et la consommation. Certains pensent même que l’impression 3D est aussi révolutionnaire que l’invention du téléphone ou d’internet. Nous nous posons aujourd’hui les mêmes questions qu’à l’époque de ces découvertes, « C’est impressionnant, mais à quoi cela pourra bien servir? ».

Faire des Pokemons bien sur…

 

C’est vrai que les applications grand public de l’impression 3D semblent à première vue, assez limitées. Il faut se rendre dans un Fablab, payer une cotisation à l’année et se faire épauler lors des premières conceptions & impressions. Choix de l’imprimante, du fil de matière première et patienter jusqu’à plusieurs heures le temps que l’impression se termine.

Une fois cette étape franchie, avec l’aide d’un membre plus expérimenté, vous pouvez commencer à concevoir vos modèles 3D à imprimer ou bien télécharger des modèles tout prêts, en somme, télécharger et imprimer des objets.

 

Demain, l’imprimante 3D accessible à tous :

Transposons-nous dans une dizaine d’années, en prenant comme postulat que le développement de l’impression 3D domestique se développera aussi rapidement que l’informatique ou la téléphonie mobile. Il est probable qu’une offre de machines à destination des particuliers ou à l’échelle d’un quartier voit le jour et deviennent réellement accessible à tous.

Mais alors, pour quelle utilisation ? Tout d’abord, il faut imaginer, que les machines proposeront un usage simplifié et des capacités d’impressions décuplées. Tout comme, au fil des années, les possibilités offertes par les ordinateurs ont augmentées tout en proposant une ergonomie plus intuitive.

Il est probable, qu’en premier lieu, l’impression 3D accompagnera les partisans du jardins DIY. Tendance de fond qui croise les approches de l’agriculture urbaine, du jardinage urbain et des arts créatifs. C’est déjà le cas en partie, car de plus en plus de créations 3D apparaissent sur les réseaux sociaux d’images comme Pinterest.

Je ne sais pas pour vous, mais toutes ces réalisations me donnent envie de tenter l’aventure dès aujourd’hui et imprimer mes premiers objets « Jardin ».

Editeurs d’objet 3D, un métier d’avenir ?

Si l’on ne souhaite pas imprimer nous-même, on peut aussi demander à un éditeur (d’objets 3D) de l’imprimer pour nous et nous l’envoyer. C’est le cas par exemple de Noah Hornberger du michigan qui propose d’envoyer ses créations via sa boutique « ETSY » du nom de MESHCLOUD. Ses créations sont étonnantes et proposent des support de plantes (« Planters ») originaux. Etant en France, je ne commanderai pas le produit aux états-unis, mais certains éditeurs sont français et pourraient proposer des produits dans cet esprit.

 

Leroy Merlin : Toujours en avance sur son temps…

Leroy Merlin propose une machine d’impression 3D du nom de « Imprimante 3D PP3DP Up ! plus 2  » qui permet la réalisation de pièces assez volumineuse. Elle est vendue au prix de 1649,00€. Leroy Merlin est particulièrement en avance sur ce sujet car ils ont ouvert un atelier type Fablab dans le magasin d’Angers et 10 autres magasins en France et vont ouvrir début novembre le premier « TechShop atelier Leroy Merlin »  à Ivry-sur-Seine. Un espace de 2000 mètres carrés dédié aux « makers » et à la fabrication en tout genre, dont l’impression 3D.

Techshop atelier Leroy merlin . Crédits photos : Leroy Merlin, Xavier Biseul

Techshop atelier Leroy merlin .
Crédits photos : Leroy Merlin, Xavier Biseul

L’impression 3D dans le paysage :

Muret & bordures à imprimer

Des imprimantes 3D à imprimer du béton existent déjà, on a tous vu ces images de maisons chinoises imprimées en 3D en 24H00. Il est vrai que l’approche de création de bâtiments par le biais d’imprimantes est intéressante, elle pourrait réduire la production de déchets de 60% en comparaison avec les méthodes traditionnelles. Cela pose évidement la question de l’emploi, dans le secteur du paysage également.

http://www.generation-nt.com/zoom-1571032,1877262-impression-3d-10-maisons-200-m2-realisees-24-heures.html

http://www.generation-nt.com/zoom-1571032,1877262-impression-3d-10-maisons-200-m2-realisees-24-heures.html

On peut tout à fait imaginer voir se développer des machines capables d’imprimer des bordures, un muret ou encore une terrasse.

De même, il sera envisageable de créer sur mesure des bacs de cultures qui viendront épouser la forme d’un balcon ou d’un jardin. Actuellement la plupart des machines 3D à destination des makers et du grand public ne permettent pas vraiment de réaliser des bacs de grandes dimensions, mais c’est une affaire à suivre.

 

Et vous, vous êtes prêt à franchir le pas de l’impression 3D ?

, ,

L’agriculture urbaine révolutionne-t-elle le marché du jardin?

Vers un déclin du jardin d’ornement ?

L’agriculture urbaine fait de plus en plus parler d’elle. Depuis 15 ans, elle semble changer petit à petit le visage des villes, et ceci partout dans le monde. En France, les médias lui consacrent des reportages, des articles, ils se font le relais efficace d’un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Le développement de projets maraîchers urbains n’a de cesse d’influencer un grande nombre de jardiniers amateurs qui décident de franchir le pas et de prendre la pelle pour planter en ville.

New-York est très en avance sur l'agriculture urbaine et influence beaucoup l'Europe et le Quebec.

New-York est très en avance sur l’agriculture urbaine et influence beaucoup l’Europe et le Quebec. Source photo :  NY City Woman

Pourtant, le marché du jardin (producteurs de plantes, distributeurs et fabricants de produits, paysgaistes…), dont je fais partie, semble rester passif face à cet engouement national et international. Depuis quelques années, l’ambiance y est particulièrement morose et les acteurs peinent à se renouveler et trouver de nouveaux marchés. Faire évoluer un marché est sans doute complexe et nécessite une synergie forte, mais si les consommateurs plébiscitent ce changement, a-t-on réellement le choix ? Peut-être aussi a-t-on peur d’aller vers un système commercial peu créateur de valeur ?

Toujours est-il que si les acteurs du marché du jardin délaissent l’agriculture urbaine où ne la considèrent que comme une mode ou une tendance éphémère, le risque est de perdre pour de bons ses clients qui sauront s’organiser autrement.

Il est vrai que l’agriculture urbaine amateure est née dans les jardins familiaux et ouvriers d’antan. Des jardins associatifs de production alimentaire dédiés à l’autoconsommation, où la débrouille, l’échange de graines et la transformation des déchets sur place. Ces pratiques permettent une production vertueuse avec peu d’achats dans les circuits de distributions spécialisés.

Pourtant, en regardant du côté de l’urbanisme, les nouveaux logements urbains intègrent de plus en plus la dimension alimentaire et proposent des équipements originaux pour accompagner les résidents demandeurs.

Ci-dessous, l’illustration d’un projet proposé par l’agence « Bruno Rollet ».

d91729861b732d8482e91e3a523e9369

 

Quels bouleversements cela impliquent dans la pratique du jardinage ?

L’engouement pour le jardin potager est assez symptomatique de la crise écologique, éthique et économique que traverse l’occident et le monde plus généralement. La mise en œuvre pratique (retour à la terre, découverte de la nature, …) semble être l’une des étapes clés d’un processus de prise de conscience de l’impact de nos modes d’alimentations et de consommations. l’auto-production d’aliments sains et la compréhension du mode de production des fruits et légumes et la transmission à l’enfant pour les jeunes parents sont également de nouvelles motivations qui incitent à franchir le pas.  Dans ce contexte, on comprend l’essor du jardin naturel et des pratiques écologiques qui en découlent.

Par exemple, il est intéressant de noter l’engouement actuel envers la permaculture et plus généralement les techniques alternatives de jardinage. Le terme de recherche  » Permaculture » sur Google connait une croissance très rapide. Les blogs et vidéos traitant du sujet affichent des taux de diffusions records pour le secteur « Jardin ».

Auprès des adeptes de la permaculture, une forte méfiance se développe à l’égard des industriels du monde agroalimentaire et donc du monde du jardin (semenciers, fabricant produit phytosanitaires, …). Cependant, le marché est vaste et diversifié. Il a tout à fait la capacité de se transformer en une filière vertueuse et respectueuse de l’environnement. Ci-dessous : Le concept de permaculture appliqué chez un particulier.      .

Botanic, une enseigne en avance sur son temps ?

L’exemple de Botanic est significatif. En 2008, l’enseigne prend le virage du 100% naturel. La profession s’interrogeait alors sur la sincérité de la démarche. Comme si, elle doutait elle-même de la possibilité d’avoir une démarche vertueuse et naturelle complète au jardin, un comble pour des producteurs de nature. Aujourd’hui, Botanic est l’une des plus belles enseignes du jardin. Elle est présente sur une bonne partie de la France dans différents types de territoires et n’est pas destinée uniquement à une cible d’initiés. Avec l’évolution des mentalités et du cadre législatif (interdiction des produits chimiques au jardin en 2022 par exemple), il faut reconnaître que Botanic a certainement 15 ans d’avance sur ses concurrents.            

L'enseigne Botanic s'engage depuis 2008 dans le jardin 100% naturel.

L’enseigne Botanic s’engage depuis 2008 dans le jardin 100% naturel.

 

Vers une montée en compétence et un renouvellement de l’offre produit ? 

Une transition écologique globale de la filière jardin est-elle envisageable ? Une éthique et des valeurs en phase avec les envies de ces nouveaux jardiniers peuvent-elle se mettre en place et à quel horizon ? Autant de questions qui doivent être mises sur la table et discutées par tous les acteurs de la profession. Les professionnels du jardin, du paysage et du végétal peuvent également accompagner les amateurs dans leur montée en compétences vers les bonnes pratiques au jardin. Les gammes de produits et les points de ventes en ville pourront être adaptés au développement d’une agriculture urbaine éthique, écologique et diversifiée. Pourrons-nous cesser un jour de penser les produits pour les urbains comme des produits jardins « gadgets » ? Arrivera-t-on à voir que d’autres formes de jardinages naissent en ville et qu’il faudrait nous y adapter ? 

Nature Vivante : Un style de jardin est né de l’agriculture urbaine

Certains signes témoignent de l’engouement des urbains pour la culture potagère et l’on voit émerger la naissance d’un nouveau style dans les jardins particuliers, les balcons et les terrasses. Une sorte de mixage entre le jardin d’ornement et le jardin productif. Ci-dessous un tableau Pinterest qui présente ce style :         Abonnez-vous au tableau NATURE VIVANTE de Le coin jardin sur Pinterest.

 

Pour l’instant, les récoltes y sont anecdotiques mais diversifiées. Sans franchement l’anticiper, le marché du jardin a bénéficié de cette engouement et a vu les ventes sur le segment « Potager » progresser fortement depuis 5 ans.

La naissance d’un jardin entre potager et ornement intégrant les contraintes de la culture en ville incite à revoir entièrement l’approche en terme de proposition de produits et d’aménagement. La culture hors-sol est répandu en ville en raison de la difficulté à évaluer la toxicité des sols et de l’abondance de surfaces couvertes inexploitées. Cela implique par exemple l’acquisition d’un grand nombre de contenants avec des critères non pas basés sur l’esthétisme mais le coût d’acquisition, la facilité de transport et la qualité d’accueil des cultures. De manière générale, les jardiniers urbains amateurs s’orienteront vers des produits semi-pro (type smartpot) de préférence fabriqués en France avec un impact écologique moindre et de bons rendements.

De même, les spécialistes de la distribution du jardin devront être à même de proposer les outils, matériaux et accessoires pour favoriser le DIY (Do It Yourself), pour que ces nouveaux jardiniers puissent réaliser leurs idées par leurs propres moyens, chose qu’ont compris depuis bien longtemps les spécialistes du bricolage qui migre aujourd’hui vers l’activité jardin.

Ci-dessous : Tableau Pinterest dédié au jardin DIY
Abonnez-vous au tableau DIY JARDIN de Le coin jardin sur Pinterest.

 

Les familles de produits concernées par l’agriculture urbaine amateur : 

Sans créer une liste exhaustive, on peut citer quelques familles commerciales concernées par l’agriculture urbaine :

-Familles végétales : L’agriculture urbaine favorise le développement d’espèces alimentaires, locales et produites de manières éthique et naturelle. Il faut revenir à des espèces locales et anciennes favorisant le goût, développées pour la culture non industrielle. Les espèces favorisants la biodiversité animale et la pollinisation ont également un rôle à jouer.

– Produits Phytosanitaires : Encore appelés abusivement « Soins des plantes » ou « Pharmacie », le rayon des pesticides et engrais chimiques n’aura bientôt, grâce à la législation (loi labbé) plus sa place en jardinerie. Cette famille devra réellement s’adapter aux pratiques du jardinage écologique si elle veut survivre.

-L’outillage : Certainement l’un des aspects visibles de la montée en compétences des urbains est l’acquisition de petit outillage adapté à la vie en ville. Faire soit-même son jardin en ville de A à Z  implique l’acquisition d’outils adaptés, de qualité et de fabrication française de préférence.

– Compostage : Les silos à compost, broyeurs, lombri-composteurs, …

– Basse-cours : Les jardineries ont bien compris l’intérêt que les urbains portaient aux produits et animaux de basse-cour. C’est l’un des secteurs en hausse du marché du jardin.

Je pourrais encore citer l’offre des contenants, matériel de reproduction et d’éclairage qui devra également proposer une gamme de produits adaptés et en phase avec les valeurs éthiques de l’agriculture urbaine.

Le potager en ville, dans sa forme esthétique impose un équipement important permettant une culture diversifiée

Le potager en ville, dans sa forme esthétique impose un équipement important permettant une culture diversifiée

Vers une mutation complète du marché du jardin ? 

Que l’on en perçoive les contours ou non, qu’on la considère comme une mode ou un marché de niche, il est probable que l’agriculture urbaine n’en soit qu’à ses balbutiements en France. Partout des acteurs s’organisent et regroupent des populations et couches sociales diverses. Que ce soit pour l’aspect écologique, économique ou gustatif, il semblerait que le visage des jardins des français soit en plein bouleversement.

Le marché du jardin qui a connu une expansion grâce au jardin d’ornement dans les années 70 et 80 pourrait prendre une nouvelle dynamique grâce à l’agriculture urbaine.

Pour autant, on ne peut pas prévoir l’avenir et il serait présomptueux d’affirmer avec certitude de quoi sera fait demain. L’agriculture urbaine n’est qu’une voie pour réinventer le jardin de demain mais elle peut être un symptôme  ou une solution aux grandes interrogations de notre société.

Passer du jardin esthétique et superflue au jardin utile, alimentaire et écologique sera peut-être perçu dans 15 ans comme une évidence. En tous cas, je fais partie de ceux qui le pensent et j’espère sincèrement qu’un jour le marché du jardin sera ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être, c’est à dire un vecteur principal du développement de la biodiversité et de la nature.

Guillaume VERDEGAY, Jardinier urbain.

 

 

 

 

, , , ,

l’hypertechnologie au service des plantes

Bienvenue dans le futur. Plutôt devrais-je dire, Bienvenue au futur, car en réalité, il est déjà là.

Découvrez les derniers projets technologiques qui vont révolutionner votre approche du jardin. Connecté, productif et sans contrainte, vous pourriez bien vous laisser séduire par tout cet attirail technologique, mais le faut-il vraiment ?

Image par Aclinea

Image par Aclinea

Demain, tous des robots ?

Quand la Nasa himself s’inquiète du futur de notre civilisation, certains prennent les devants et passent à l’action. En 2014, les transhumanistes ont pris le pouvoir médiatique et ont su se faire entendre. Petit à petit, se dessine la vision sociétale des ferrus de technologies, menés par les géants du web comme Google. A grands renforts d’hyper-connectivité, de médecine bionique et d’hommes augmentés, ils façonnent l’image d’un futur en fusion avec la machine..

missing-link-cyborg

Un extrait de l’excellent documentaire d’ARTE sur le transhumanisme résume bien la pensée de ce mouvement, décrit comme une « ambition mortifère » par le philosophe français  Jean-Michel Besnier.

L’alimentation urbaine, un défi : 

La question alimentaire revient  régulièrement sur le devant de la scène. Comment nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 ? Avec moins de pétrole, moins d’abeilles et de plus en plus d’urbains ? Le débat devient tellement clivant que deux camps semblent se créer. D’un coté, les partisans du 100% naturel prônant l’autonomie et la résilience énergétique  et de l’autre les partisans technologiques.

Photography by Iwan Baan via Design Boom

Photography by Iwan Baan via Design Boom

Selon les technophiles, nos villes seront amenées à muter, intégrant de la technologies directement dans les infrastructures, à l’image des fermes urbaines et tours agricoles. A l’échelle du citoyen, c’est l’environnement de la maison qui deviendra connecté et qui dit maison, dit jardin.

Alors, futur ou présent ?

Nombre des concepts ci-dessous existent déjà, quand je vous dit que le futur est là.

Les potagers autonomes :

Quand les technophiles s’intéressent au jardin, ils contournent les problèmes de cultures auxquels ils sont confrontés grâce à la magie technologique. Il y a quelques mois, je vous parlais du flower power de Parrot. Ici, les concepts sont poussés beaucoup plus loin, les logiciels agissent directement sur la plante en modifiant les conditions de cultures et les apports nutritifs. Par exemple, le projet Niwa à pour objectif de vous permettre de faire pousser de la nourriture fraîche le plus facilement du monde.

niwa-smartphone-controlled-plant-growing-system-designboom-07

Niwa

De quoi réveiller le mythe du jardin sans contraintes. Enfin presque, disons que pour l’instant, tous ces outils permettent au jardinier de mieux comprendre les besoins de ses plantes et d’agir en conséquence.

Aujourd’hui, des cultures hors-sols trouvent déjà leur place sur les balcons, terrasses et toits des urbains et ce partout dans le monde. Demain, on imagine très bien que la gestion des apports nutritionnels pourra se faire automatiquement et des messages nous informeront en temps réel de l’évolution des cultures.

sproutsIO

sproutsIO

L’objectif avancé par tous ces vendeurs de rêves ? Produire plus, avec moins de produits chimiques et au plus près de chez soi.

sproutsio-aeroponic-microfarming-system-3.jpg.650x0_q85_crop-smart

© SproutsIO

 

Ci-dessus, le projet Sproutsio fait pas mal parler de lui avec son look futuriste et son mode de culture hors-sol. Evidement, tout est contrôlable par smartphone.

 

edyn-garden-designboom02

©EDYN

La domotique (maison connectée…) n’a de cesse de s’améliorer et nous promet un avenir radieux grâce au contrôle permanent et instantané de notre environnement. Le projet EDYN propose un meilleur contrôle de l’environnement extérieur et une meilleure compréhension des besoins des végétaux. Il comprend un capteur de luminosité, d’hygrométrie et d’humidité du sol. Il est relié à une arrivée d’eau qui apporte juste les besoins nécessaires. Un premier pas vers la robotisation des cultures à l’échelle du particulier.

Introducing Edyn from Edyn on Vimeo.

Les Fermes urbaines :

Partout sur la planète, naissent des projets de fermes urbaines. Certaines sont collaboratives, d’autres liées à l’industrie. L’un des derniers projets en date à faire le tour du web est celui de l’agence OVA studio.

hive-inn-city-farm.jpg.650x0_q85_crop-smart

© OVA studio

Le projet de cette agence de Design, est de convertir des conteneurs en éléments permettant d’accueillir les cultures. Ils seraient empilables et modulables à souhait.

© OVA studio

© OVA studio

Cette ferme produit 10 000 laitues par jour :

Pour faire face à l’énorme demande de nourriture suite à la catastrophe de Fukushima, une ferme entièrement équipé de LED a été créée. Selon son créateur, Shigeharu Shimamura, 17 000 LED ont été nécessaire à l’élaboration d’immenses planches de cultures hydroponiques.  Le plus inquiétant est que ce système de culture est plus sain que la culture en fermes traditionnelles, car les récoltes y sont potentiellement exposés aux radiations nucléaires.

GE-LED-lights-indoor-farm.jpg.662x0_q100_crop-scale

ferme-salade-led

 

Tout ceci n’est qu’une petite sélection des dernières innovations et projets qui promettent de révolutionner notre approche du jardin, des plantes et de l’alimentation. Effet de mode ou véritable nouvelle approche du jardinage, il est peut-être trop tôt pour le dire. Simplement, quand tous ces systèmes seront accessibles en prix, je ne serai pas étonné de les voir se développer chez les urbains, qui, limités par la place et en recherche d’une nature intuitive, abondante et propre, pourraient se laisser séduire par cet apport technologique.

Si vous voulez voir d’autres projets dans cette mouvance du jardin technologique, suivez mon tableau Pinterest intitulé INTERSTELLAR GARDEN.

Et si vous avez aimé cet article, n’oubliez pas de le partager sur Facebook et les réseaux sociaux.
Abonnez-vous au tableau INTERSTELLAR GARDEN de Le coin jardin sur Pinterest.

, , , , ,

Cultiver le jardin de la sérendipité, c’est quoi ce Hasard ?

La sérendipité. Peut-être avez-vous déjà entendu ce mot ? Découvrez comment ce concept peut vous aider à créer des jardins plus naturels et à comprendre le fonctionnement de votre écosystème.

Découvrir ce que l’on ne cherchait pas en s’en remettant au hasard. Voilà comment pourrait être définit ce terme.  De nombreuses découvertes scientifiques ont pour origine des processus mettant en oeuvre la sérendipité. Porter une attention particulière sur un détail découvert au hasard, creuser un sujet qui se présente de façon inopiné dans un domaine de recherche que l’on ne connait pas ou peu. Depuis quelques années ce terme est de plus en plus mis en avant, avec notamment le développement du web.

Crédit : http://serendipite-systematique.fr/serendipi-quoi/#

Crédit : http://serendipite-systematique.fr/serendipi-quoi/#

Car oui, surfer sur le web nous amène régulièrement à nous en remettre à la sérendipité, en allant de découvertes en découvertes. Avec parfois, l’idée que l’on perd son temps, peut-être n’est-ce qu’une apparence.Le processus nous éclaire sur des sujets divers, qu’ils soient de la vie quotidienne ou du monde des découvertes.

La sérendipité est originellement le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue, accidentelle, à la suite d’un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d’une recherche concernant un autre sujet.

Wikipedia.

 

Le processus est composé de plusieurs phases :

  •  L’identification par hasard d’un sujet intéressant à étudier sans préjuger sur son apparence.
  •  Etre étonné et accepter la surprise de la découverte d’une idée.
  •  Interpréter cette idée en lui associant un message à creuser ou en établissant une hypothèse.
  •  Vérifier le résultat des recherches en utilisant un processus rationnel de test et de croisement des informations.

Le concept ne s’oppose pas à la rationalité, il la nourrit en faisant travailler ensemble, la subjectivité, la mémoire, l’esthétique et le raisonnement.

Les germes des grandes découvertes flottent en permanence autour de nous mais ne prennent racine que dans des esprits bien préparés à les recevoir.

Joseph HENRY.

 

Les plus grandes découvertes résultent de la remise en cause du système et bien souvent d’une bonne dose de hasard. Celui-ci n’ayant par définition pas de cadre établit, il mène à toutes sortes de résultats, dont certains sont immédiatement délaissés. Parfois, l’étude de ces résultats « poubelle » montrent une certaine régularité. Un résultat récurrent ne pouvant être dû au hasard, sa compréhension offre des possibilités d’étude nouvelle.

A écouter, « la tête au carré », l’émission scientifique de France Inter s’intéresse sérieusement à la sérendipité et nous expose en quoi elle consiste.

Les détails anodins sont les plus significatifs :

Le personnage de Sherlock Holmes utilise régulièrement la sérendipité pour mener ses enquêtes. Dans cette scène, il utilise son intuition pour détecter les anomalies et détails infimes et en tire des hypothèses. Ici, c’est une prétendante de Watson qui en fera les frais.

Comment utiliser la sérendipité au jardin ?

Mon avis est qu’au jardin, il est tout à fait possible de mettre en oeuvre ce type de processus. De plus, la plupart des jardiniers le font sans le savoir. En voici les raisons :

1. De base, votre connaissance est limitée :

Quel que soit votre niveau d’érudition, acceptez l’idée que vous ne connaissez que bien peu de choses sur le fonctionnement de la nature et de votre jardin. Malgré vos connaissances en jardin, biologie, botanique ou géométrie, vous devez accepter que l’on ne peut pas tout connaitre.

Combien de milliers d’espèces de plantes, champignons, insectes habitent votre jardin? Les connaissez-vous toutes ? Sauriez-vous décrire leurs interactions ?

Comme vous ne connaissez pas tout, soyez porté sur la découverte et faites preuve de curiosité, c’est un excellent moteur en milieu inconnu. Fiez-vous à votre intuition et sortez des sentiers battus.

2. L’art d’observer les détails, au hasard :mousse jardin

En vous plaçant au milieu de votre jardin vous ne verrez que ce que vous voulez voir, les plus gros éléments, les plus fleuris… Ils peuvent vous apporter des informations, mais observez plutôt les détails, les toutes petites choses, les insectes, les petites fleurs sauvages… Soyez le Sherlock de la nature, à la clé vous résoudrez l’énigme de l’écosystème de votre jardin.

Acceptez cependant d’avoir une vision partielle, car même si vous ne le voyez pas, un potentiel de renouveau s’apprête à être libéré avec les graines, les insectes… L’écosystème du jardin est complexe et composé d’un nombre d’intervenants bien supérieur à ce que vous pouvez voir.

Dans ces conditions, identifier tous les facteurs qui influent sur l’écosystème de votre jardin peut s’avérer complexe, alors observez ce qui est autour de vous, du plus petit élément au plus grand.

Commencez par ce qui vous interpelle.

3. Au jardin, il n’y a pas de hasard alors faites des hypothèses:

63

Bien que le hasard régisse en fond le fonctionnement du jardin (pollinisation, graines portées par le vent…), son développement ne semble pas être régit par le hasard. Le développement spectaculaire de l’angélique dans un coin du jardin ne tient pas au hasard. En regardant de plus près, il apparaît que le sol, l’exposition et les conditions climatiques sont réunis pour assurer la bonne germination de la graine et la croissance de la plante. Toutes ces caractéristiques sont importantes à connaître pour savoir comment agir sur son sol et sur son jardin.

Profitez-en pour explorer votre jardin comme un territoire inconnu. Attardez-vous sur un plante sauvage, le hasard l’a peut-être déposé ici ? Par là, elle semble être présente en grand nombre, cela à sans doute du sens.  Faîtes par exemple des hypothèses sur les différents types de sols. Ici une zone humide, là une partie sèche, un sol profond et limoneux par là etc.

4. Vérifier, rechercher et découvrir  :

Faîtes des recherches, sans forcément vous focaliser sur une information en particulier. Après quelques minutes vous récolterez de précieuses données sur la nature du sol, l’intérêt esthétique ou culinaire d’une plante. C’est justement à cet instant qu’il faut rester ouvert à la découverte de nouvelles choses. Par la recherche d’autres plantes vivant dans le même milieu, vous découvrirez peut-être qu’une espèce que vous n’aviez pas remarquée offre une floraison de fin d’été impressionnante. En retournant au jardin, vous pourrez la reconnaître et lui laisser un espace pour qu’elle s’installe davantage.

Voilà une très bonne expression de la sérendipité au jardin, vous cherchiez des informations concernant une plante, au final vous aurez découvert d’autres plantes plus intéressantes.

5. Changer de regard pour changer de jardin :DSC02528

A mesure que vous connaîtrez vos plantes sauvages, vous découvrirez que le jardin s’organise souvent seul pour régler ses problèmes. Un coin ou rien ne pousse, mériterait peut-être d’être laissé tranquille quelques temps. Une flore spontanée pourra s’installer et se chargera d’équilibrer un manque d’humus, de dé-compacter un sol etc… De plus, vous pourriez être étonné d’y voir une plante qui ne pousserait nulle part ailleurs dans le jardin. Bien sur vous veillerez à limiter le développement de plantes dérangeantes, comportant peu d’intérêt.

Mieux comprendre les différentes interactions d’un écosystème permet d’agir au jardin de façon plus sereine et d’y porter davantage d’attention.

Ainsi, avec de l’entrainement vous serez étonné de la rapidité avec laquelle vous pourrez poser vos diagnostiques sur un environnement nouveau.

 

Porter son attention sur l’inattendu. Sortir des sentiers battus. Changer de regard. Changer son jardin.

Au jardin, l’inattendue est à chaque coin de massif, dans chaque graine, chaque bourgeon, chaque nouvelle fleur. Au printemps, le potentiel de diversité s’apprête à être libéré et à couvrir l’espace d’une matrice végétale et structurante.

, , , , , ,

Comment les pesticides ont tué votre jardin

Vous avez certainement entendu parlé des problèmes de désertifications des sols en agriculture et viticulture ? L’utilisation de produits chimiques a un impact considérable sur les milieux naturels.

Qu’en est-il de nos jardins personnels ? Les particuliers sont souvent accusés d’utiliser les produits en surdoses, quel est l’impact réel des produits chimiques sur le sol ?

Les produits chimiques au jardin créent-ils les maladies ?

 

La plupart des désherbants, anti-fongiques et produits « phytosanitaires » ont un impact direct sur la microbiologie du sol. En vérité, les produits tuent toute la vie du sol, ils tuent le sol. Une fois inerte, il génère des carences et devient incapable de fournir aux plantes les moyens de se défendre contre les attaques de champignons et maladies. Toute la vie microbienne et cryptogamique contenue dans la couche arable est impactée par l’utilisation des produits. Donc, en plus des vers de terres et insectes vivant dans le sol, la science nous informe que les produits chimiques utilisés dans les jardins détruisent également sa vie microbiologique. Les nouveaux modèles de microscopes nous permettent d’étudier les bactéries directement sur le sol et les scientifiques parviennent à comprendre enfin le rôle joué par celles-ci (Sciences & vie N° 1161 – Juin 2014).

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Une graine poussant dans un récipiant transparant met en évidence la présence de mycelium. (David READ)

Le résultat est absolument renversant. Il apparaît clairement que le rôle joué par les bactéries et les champignons est central et essentiel à la vie de tous les écosystèmes. Ils sont présents absolument partout sous forme de symbiose et de parasitisme sur toutes les plantes et animaux. En surface, sur les premières couches de terre et sous l’eau, « ils représentent plus de 50% de la biomasse mondiale » estime Brajesh Singh, professeur en écologie microbienne à l’université occidentale de Sydney.

Pour faire une visualisation, ajoutez tous les végétaux et animaux du globe terrestre, des baleines aux baobabs en passant par les humains. Vous obtiendrez alors une masse inférieure à ceux des microbes.

Ces découvertes récentes nous informent davantage sur le rôle joué par ces bactéries dont 95% restent encore à découvrir et à comprendre. Ce qui surprend particulièrement les scientifiques, c’est la richesse et la diversité de la vie microbienne du sol et son impact direct sur le macromonde (notre échelle…). « Dans un gramme de terre, il y aurait entre plusieurs dizaines de milliers et plusieurs millions d’espèces de bactéries », selon Brajesh Signh. « La plus grande diversité de la planète se trouve dans le sol », résume Garreth Griffith, professeur en mycologie à l’université d’Oslo (Norvège).

Microbes du sol - MMG_diagnostic

Microbes du sol – MMG_diagnostic

La compréhension du fonctionnement biologique des microbes par l’étude de leurs gênes, nous révèle le rôle qu’ils jouent dans l’environnement.

« On a récemment découvert chez des bactéries une activité métabolique jusqu’alors parfaitement inconnue qui permet de recycler l’azote en l’absence d’oxygène », révèle Marc-André Sélosse.

Ci-dessous une interview de Claude et Lydia BOURGUIGNON qui présentent la problématique de fatigue des sols dans l’agriculture. A ce sujet, je vous invite à lire l’article de rue 89 concernant ce couple, certes atypique mais qui à la qualité d’être reconnu au sein de la communauté scientifique des micro-biologistes des sols. (voir article sciences & vie N°1161 – Juin 2014- Art.

Le paysagiste, Le pharmacien du jardin.

 

S’il y a un bien un chapitre que j’ai détesté lors de mes études de Paysage c’est l’apprentissage des produits « Phytosanitaires », autrement appelés « pesticides, engrais, antifongiques, etc… ».

 

Lors de ces cours, nous apprenions que les plantes sont très sujettes à diverses maladies, champignons, insectes ravageurs. Bien incapables de se nourrir et de soigner seules, l’homme a le devoir de prendre en charge la survie des plantes dans son jardin.

 

L’apprentissage commence par le repérage des symptômes, l’identification des maladies et des ravageurs. Cette partie est intéressante car elle nous apprend à reconnaître beaucoup d’insectes et permet de comprendre le fonctionnement des maladies.

Cependant, la liste est longue, très longue. Un grand mal atteint nos plantes de jardin, elle sont malades.

Index-phytosanitaire

Index-phytosanitaire

 

Les plantes locales ne sont pas digne d’un paysagiste

 

La question qui me venait à l’esprit, était alors, pourquoi dans la nature, les plantes parviennent-elles à se développer en évitant la plupart des maladies?

Il se trouve que la majorité des plantes que nous installons dans les jardins n’est pas adaptée à tous les sols et tous les climats. J’ai alors demandé pourquoi il ne serait pas plus judicieux d’utiliser des plantes locales qui existent dans nos espaces ruraux. Celles-ci étant naturellement intégrées aux paysages environnants, j’ai pensé qu’elles seraient immunisés contre les maladies et carences de nos jardins.

La réaction dans la classe fut agitée et mon idée, rejetée en bloc.

prairie

Prairie

Pour la plupart des élèves, ces plantes-là ne sont pas dignes d’un paysagiste et ne permettent pas de faire de la « création paysagère ». Je préparais à l’époque un bac professionnel travaux paysager et j’étais le seul de ma promotion à avoir passé mes deux premières années dans un autre lycée. Ma conception du jardin était différente de celle de mes camarades. Mes deux années précédentes m’avaient permis d’acquérir des connaissances sur les fleurs et les arbustes sauvages.

En arrivant en filière Travaux Paysager, il me semblait évident que les espèces locales d’arbustes et de vivaces avaient leurs rôles à jouer au sein des jardins de particuliers. Certains professeurs m’ont encouragé dans cette direction, mes camarades, moins, déjà bien formatés à la vision aseptisée d’un jardin qui est enseignée depuis des années dans les écoles d’horticulture et de paysage.

Pourquoi utilisent-on les produits de traitements ?

Un grand nombre de plantes issues de la production horticole et de pépinières ne serait donc pas véritablement adapté à nos jardins.

A l’évidence, un nombre important de critères semblent intervenir dans le développement maladif de nos jardins, l’élimination de la flore spontanée, des insectes, champignons et microbes en font partit. La méconnaissance des fonctionnements du sols nous poussent à le stériliser afin de « travailler » sur une base neutre et vierge. C’est précisément ce terrain qui est propice aux développement de maladies et nous entraîne dans ce cercle vicieux de traitements sur traitements.

Les produits phytosanitaires sont capables de répondre à la très grande majorité des attaques et nous savions que les connaître sur le bout des doigts est un véritable « Plus » au sein d’une entreprise. En réalité, à la fin de la formation, la plupart de mes camarades et moi-même étions bien en difficulté lorsqu’il s’agissait de faire les dosages de produits. De plus, nombreux sont ceux qui n’utilisaient pas l’équipement adapté pour la pulvérisation lors de leurs stages en entreprises.

 

Se passer de produits chimiques pour un jardin équilibré.

 

Ceux qui sont passés à un mode de gestion plus écologique savent à quel point la nature de leur sol change : plus meuble, riche et vivant. L’utilisation de paillis permet d’obtenir une couverture efficace du sol et de le protéger des rayons du soleil, mortel pour un grand nombre de bactéries. La non utilisation stricte de produits chimiques transforme littéralement l’aspect et la vie de leur jardin. Cependant, à notre époque où tout est de plus en plus rapide, il est parfois difficile d’attendre quelques années que le sol se régénère et retrouve ses capacités physico-chimiques.

 

BHG GARDEN

BHG GARDEN

A l’échelle des particuliers, il est aujourd’hui possible de se passer de produits chimiques dans le développement et l’entretien de son jardin. Il faut pour cela, entre autres, accepter de changer de regard sur la flore non désirée et pratiquer un jardinage par soustraction. Si on se réfère aux concepts développés par le jardinier « Gilles Clément », cette approche consiste non pas à éliminer la flore « non désirée », mais à supprimer uniquement les espèces pouvant gêner le développement de plantes intéressantes (horticoles, spontanées fleurie, etc…).

 

Le métier de paysagiste à réinventer ?

 

A l’échelle du professionnel du paysage, il existe des initiatives de paysagistes inspirées par des précurseurs comme Gilles Clément ou Camille Muller. Chacun applique, recherche et teste de nouvelles méthodes et tentent d’inventer le métier de paysagiste de demain. Je pense qu’il est du devoir du paysagiste, du producteur de végétaux et du distributeur du monde du jardin de réfléchir et d’inventer une nouvelle façon d’envisager le jardin.

 

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Gilles Clément, carte blanche Saint-nazaire

Avec le web , les jardiniers ont la possibilité de s’exprimer, de partager des informations et des conseils. Ils deviennent chaque jour plus expérimentés et informés sur les pratiques écologiques. Les professionnels du monde du jardin ne peuvent plus se contenter de suivre le mouvement uniquement pour « rassurer » la clientèle des jardiniers, ils se doivent de proposer des solutions novatrices.

Une approche décomplexée du jardin et de la pédagogie aidera notre société à basculer vers une vision du jardin naturelle, riche en biodiversité et ouverte sur la nature.

pesticides botanicA ce sujet, le programme de Botanic, « Pulverisons les pesticides » reprendra les week-end du 26 et 27 septembre et du 3 et 4 Octobre prochains. L’opération a pour but de récupérer de diminuer l’utilisation des produits par les particuliers tout en permettant de traiter écologiquement les anciens produits. Chaque année entre 50 000 et 70 000 tonnes de déchets spécifiques ménagers (dont les pesticides) sont jetés. Malheureusement, seulement 20 000 tonnes sont traité par les déchetteries. Le reste est oublié dans les garages, jetés dans l’évier ou les toilettes.

Découvrez le programme de Botanic sur la reprise des pesticides sur leur site web, un bon d’achat de 5 € est offert aux jardinier souhaitants découvrir les solutions de jardinage naturel.

, , , ,

Les orchidées, pourquoi nous fascinent-elles ?

Lorsque l’on parle d’orchidées, on pense souvent à l’orchidée papillon ou phalaenopsis. Vous le savez sans doute, mais il existe un grand nombre de variétés. L’orchidée à toujours fasciné l’homme, découvrez son histoire.

L’orchidée traverse les époques.

La famille des orchidées n’a pas toujours été aussi facile à se procurer. Déjà dans la chine ancienne en -600 av. J.-C. Christ Confucius y faisait référence comme « la reine des plantes parfumées”.

Au cours des siècles, on a prêté un grand nombre de vertus aux orchidées dont des propriétés aphrodisiaques. Pline l’Ancien, en 77 ap. J.-C. lui attribut, selon la théorie des signatures, un pouvoir sexuel. Proust, dans du côté de chez swann emploie la métaphore “faire Catleya” pour désigner le possession physique. Toujours selon le principe des signatures, des propriétés médicinales leur sont attribuées pour soigner les troubles nerveux et l’asthme.

Les grandes expéditions orchidophiles.

Au XVIII siècles, les grands navigateurs rapportent les premières grandes collections d’orchidées en Europe. En quelques années, “l’orchidomania” se répand comme une traînée de poudre. Les méthodes de collecte des explorateurs dans les forêts tropicales sont dévastatrices et nombre d’espèces ne résistent pas aux fonds de cales des bateaux. A l’époque, il était difficile de comprendre comment faire pousser ces plantes sans terre. Les pertes étaient énormes et les risques liés à leur collecte aussi. Les maladies, les animaux sauvages et les populations indigènes ne freinait pas pour autant la passion des milieux bourgeois et scientifiques. Les prix déjà élevés atteignirent des sommes astronomiques. Certains spécimens très rares  pouvaient se négocier à prix d’or. Cependant, et on l’oublie souvent, la famille des orchidées comporte plus de 30 000 espèces réparties aux quatre coins de la planète. Ainsi, certaines variétés originaires de chez nous et moins impressionnantes (quoique) ne s’attiraient pas toutes les convoitises.

Aujourd’hui, elle est utilisée en cosmétique dans la recherche des soins anti-âge.

Petit à petit, la culture de l’orchidée s’est démocratisé, grâce notamment aux croisements et cultures réalisés par les botanistes et producteurs français comme Vacherot & Lecouffle.

Le Phalaenopsis : la plante des années 2000

La production desorchidées, s’est désormais démocratisée au point d’en trouver à tous les tarifs et de toutes les qualités. Il est clair que pour les amoureux des plantes ou non, l’orchidée Phalaenopsis constitue le cadeau idéal. Une floraison longue, un aspect classieux qui se marrie bien avec tous les styles et une culture assez simple. Elle trouve sa place dans le top 10 des cadeaux les plus offerts.

Les températures de maintient idéales sont de 18°C à 35°C le jour et 16°C à 25°C la nuit. Il faut éviter de la mettre en contact direct avec la lumière du soleil, mais convient parfaitement à la culture en appartement.

Pour l’arrosage, il faut donner de petites quantités tous les 3 à 10 jours avec idéalement de l’eau de pluie (ou eau minérale), on évitera l’eau du robinet calcaire. L’idéal est de brumiser le dessus et le dessous des feuilles très régulièrement ou placer la plante sur une petite coupelle d’eau (elle ne doit pas tremper dedans, l’eau remontera par évaporation).

Le rempotage peut se faire au printemps ou en été dans un substrat très léger (type écorce ou autre).

Pour faire repartir la plante, on coupera les hampes florales (tiges des fleurs) fanées à 2 ou 3 yeux et on placera la plante dans le noir et au frais en fin d’hiver pendant 2 semaines. Ensuite, vous pourrez la replacer dans son environnement.

, , ,

INSPIRATIONS BALCONS & TERRASSES : STYLES 2014

terrasse

Vous avez un balcon ou une terrasse et souhaitez l’aménager ? Que vous souhaitiez le faire vous-même ou faire appel à un professionnel comme Le coin jardin, je vous incite à réfléchir quelque peu en amont à votre projet.

Voici quelques clés pour vous y aider: Lire la suite