Contenants et pots pour balcons et terrasses, bien choisir:

Sur un balcon ou une terrasse, pour garder ses plantes, soit on place le végétal directement dans un pot soit on place le pot horticole dans un cache pot. Pour les petits espaces cela peut être pratique de changer souvent de cache-pot, cependant cela permet difficilement de faire une composition (de vivaces ou annuelles par ex).

contenant pot design

La taille

Il s’agit d’un des éléments les plus important pour le développement des végétaux. Choisir un grand contenant sera en règle générale mieux pour la plante. Attention cependant à bien équilibrer l’apport de terre végétale et de terreau pour éviter un desséchement trop rapide du substrat.
Pour les plantes vivaces je conseille personnellement d’utiliser des pots de 20cm de profondeur sur 20 cm de large minimum, cela permet de placer au moins deux plantes dont la floraison pourra se succéder.  Si vous pouvez prendre plus grand, allez y vous pourrez mettre 3 plantes (vivaces par exemple) et prolonger la floraison de votre composition.
Pour un arbuste adapté à la culture en pot, je conseillerai de choisir un diamètre au minimum de 50 cm  et une profondeur minimum de 60 cm (garder 15 cm pour le drainage).
Pour les arbres en pot il faut un contenant adapté et faire attention au poids pour les balcons et terrasses.

pot bac sac

Le fond et la forme :

La forme importe peu au végétal à partir du moment ou l’on respecte les dimensions énoncés au dessus. Pour le jardinier en revanche cela en a un peu plus car il faudra que celle-ci se fonde dans le décors de la terrasse ou du balcon. Les Pots ronds, rectangulaires ou jardinières passent partout, mais vous pouvez oser des formes plus extravagantes comme une chaise ou un pot de lait.
Dans la plupart des cas les pots d’extérieurs sont déjà percé au fond pour évacuer les excès d’eau. Je vous conseillerai de percer un des bord à 10 cm du fond pour assurer une réserve d’eau. Vous pouvez faire un trou en fond si vous craignez pour l’aspect esthétique. Ce critère est à prendre en compte lors du choix de la forme et de la matière, certains pots sont difficilement « trouable ». Astuce : prendre un tournevis (solide) et taper dessus avec un marteau, cela vient à bout de tous les pots métal et plastiques.

Le Style :

Le style est à prendre en compte lors du choix et nécessite de faire le point sur les éléments présent dans le coin de jardin. Qu’il soit de style champêtre (zinc, métal, terre cuite), design (résine, plastique, métal galvanisé) ou classique ( terre cuite vernis, pierre reconstitué…) il doit s’intégrer aux éléments présent ou futur. Pour cela les professionnels rivalisent d’originalité et s’adapte à tous les gouts. Les couleurs sont également à prendre en compte notamment pour le choix végétal qui l’accompagne.


Ceci sont donc les bases à retenir pour le choix d’un contenant. Bien que le goût (et le prix?) entre beaucoup en compte pour le choix du contenant il y a quelques règles à respecter et j’espère que ces explications vous permettrons faire un choix de contenant adapté.

 

 

 

BRF : un sol forestier pour son potager ?

Le BRF ou Bois Raméal Fragmenté est une technique et un matériau qui nous vient du Québec (utilisé dans d’autres pays du monde) et qui consiste à utiliser du bois de rameaux broyé en une sorte de paillis au jardin. Ce produit est assez peu utilisé et mérite d’être connu d’avantage.

Un système forestier dans son jardin ?
Le BRF mets en place un système qui ressemble sur certains points à l’écosystème forestier, là où l’arbre fait le sol grâce à  l’énergie du soleil (photosynthèse) couplé à l’énergie de la terre ( développement racinaire) . La forêt est le système le plus auto-suffisant dans la nature, il y a très peu de maladie, pas de fertilisation nécessaire, une excellente rétention d’eau. Les éléments nutritifs proviennent des arbres et modifient profondément la structure physique du sol. Il y a développement  des champignons, des symbioses se mettent en place, le sol se décompacte et s’aère.

Brf paillis remeaux

Rameaux broyés

Actuellement, le jardinier amateur qui souhaite avoir de beaux légumes et de belle plantes au jardin passe par le questionnement « tout bio » ou produits phyto? Dans le premier cas, le rendement peut être légèrement plus faible et nécessite un peu plus de temps passé au jardin. Le second peut sembler paradoxale lorsque l’on cultive ses propres produits. Le BRF pourrait bien trouver sa place dans les années à venir grâce au rendement qu’il promet (il pourrait de l’ordre de +30% qu’une culture classique sur certaines variétés et conditions étude Synagri bretagne) et tous les autres avantages que nous verrons plus loin qui faciliteront la vie du jardinier.
Comment ça fonctionne?
Les jeunes rameaux avant l’arrivé du printemps sont de véritables bombes d’énergie. A l’automne tous les éléments nutritif contenu dans les feuilles rejoignent l’extrémité des rameaux. Ce bois jeune confère aux rameaux une flexibilité caractéristique, c’est ceux-là qui seront utilisé en BRF. Ces jeunes branches n’ont pas encore constitué leur lignine définitive et sont gorgées d’eau et d’éléments nutritif.
Quels rameaux utiliser ?
Ces rameaux sont donc fragmentés pour faciliter l’arrivé de champignons (myceliums) qui se chargeront de transformer cette jeune lignine en éléments nutritif facilement admissible par la plante. L’idéal est d’utiliser des rameaux inférieur à 4 cm pour faciliter cette étape et éviter qu’il y ait trop de lignine dure.

A quelle époque ?
La coupe des rameaux est idéale courant septembre au début de l’arrêt végétatif, mais il peut être fait tout l’hiver. L’épandage doit se faire 24 à 36 heure pour éviter une surchauffe par le compostage,

massif brf potager

Massif avec BRF

 

Qui utilisera le BRF ?
Si j’en parle ici ce n’est pas tant pour faire la promotion d’une nouvelle culture AB pour les maraîchers ou les producteurs de légumes classique, il y a pour ça des études intéressantes, notamment sur la rentabilité économique du BRF qui est longue à mettre en place. Je souhaite plutôt connaitre l’utilisation possible qui peut en être faite par des particuliers au jardin. Au potager cela semble être une excellente solution pour limiter l’arrosage et l’utilisation des produits phyto et sans avoir de travail du sol mécanique (En couplant avec des techniques de paillage herbacé et restituant les déchets de culture). Il semblerait tout de même qu’il faille régulièrement désherber manuellement, surtout pour certaines vivaces envahissantes (potentilles, liseron, chiendent).
L’utilisation en pot du BRF semble réellement intéressante notamment pour les balcons et terrasse étant donné que les besoins en eau sont important dans ces types de culture.  Les test réalisés sur BRF montrent que les besoins en eau pour certaines variétés pouvaient être limité de 30% et l’action chimique du BRF (symbiose champignon/plante) évitait le travail du sol (impossible en pot).
Quel broyeur utiliser?
Reste la question du broyage qui doit être fait avec un broyeur de bonne qualité (résistance) pour résister aux branchages. On trouve dans le commerce petits broyeurs mais cela ne me semble pas être une bonne solution, car leur durée de vie est très courte et le prix, bien que bas représente un petit investissement.
Peut-être faut- il penser à un achat commun pour une association de jardiniers ? reste ensuite la solution (la plus simple?) de la location du matériel en magasin spécialisé. Le BRF se fait une fois par an (tous les 3 ans selon certaines sources), une journée de broyage devrait subvenir au besoin d’un grand jardin avec un broyeur amateur et 1 heure seulement avec un matériel pro . Il faut savoir que le ratio de volume entre avant le broyage et après est de 1/5 ème à 1/10 ème soit 1m3 de BRF pour 5 à 10m3 de branches. Il  faut donc voir large en rameaux quitte à donner à son voisin.
Où en trouver ?
Pour les rameaux vous pouvez les récupérer dans votre jardin si vous avez des tailles à faire, demander à votre paysagiste ou aux collectivités. Ils s’en débarrassent volontiers pour éviter d’avoir des taxes à payer pour le traitement. Vous pouvez également vous arranger avec vos voisins, ce qui peut être pratique en ville.
Risques et dérives :
Malgré tous les espoirs qu’il comporte, il semblerait que le BRH ne soit pas la solution miracle. Une utilisation massive de cette technique aurait des répercussions massives sur les écosystèmes forestiers. Encore une fois il vaut mieux se placer en cueilleur pour prélever des éléments dans la nature que de pratiquer cette technique de façon industrielle. Le BRF semble pour l’instant à l’abris de ce risque car il comporte quelques inconvénients et n’ai peut-être pas si rentable que ça en pleine terre face à une culture classique (avec produits phytos) voir l’étude réalisé par la Station Expérimentale Horticole Bretagne Sud (SEHBS) et SYNAGRI Bretagne disponible en pdf ici. De plus la transformation du sol est longue, le résultat se rapproche donc d’une démarche AB classique. Ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger ce type de culture qui semble apporter énormément d’éléments clés en main pour le jardinier amateur.

BRF vous en pensez quoi ?
Vous allez essayer ?

Pour aller plus loin :

Participation et correction : Gilles Domenech de jardinons sol vivant!

photos : Vegeculture.net

sources:  A fleur de pierre

Cas concret par Bretagne Synagri

Vidéos :


Le BRF, une perspective d’avenir par marcantoinedeprat

 

 

 

 

 

 

 

Greenfeel, un jardin sous verre

Lorsque la science rencontre le végétal et la décoration le résultat peut parfois être aléatoire,  voir parfois franchement douteux (vous vous souvenez les lampes magma? lol ). Mais lorsque la rencontre se fait par le biais d’esprits très créatifs, le résultat peut être cependant spectaculaire. C’est le cas ici avec les produits de la marque Greenfeel,le choix de matériaux épuré donne un rendu du produit tout simplement sublime.

greenfeel jardinLa marque est née de l’imagination de Jean-christophe BREITLER, docteur en biologie végétale à l’université des sciences et techniques du Languedoc. Il souhaitait marier la recherche scientifique et la création artistique pour magnifier la beauté des plantes.

 

greenfeel tube

La problématique du créateur était de faire pousser des plantes dans un environnement stérile (culture in vitro, comme en laboratoire) tout en préservant l’aspect esthétique du produit.  Le pari semble tout à fait tenu et les plantes semblent s’y plaire parfaitement. Le choix de celles-ci s’est d’ailleurs porté sur leurs capacités à résister en milieu clos hermétiquement.  Une sélection rigoureuse des variétés à été opéré pour une vigueur maximale de la plante et une éventuelle reprise de celle ci une fois tout l’espace du bocal utilisé.

greenfeel bouteille

Cela vous évoque certainement beaucoup l’image des plantes in vitro et c’est bien normal car le protocole est identique,  isoler la plante de toutes menaces extérieurs pour en tirer toutes les capacités de développement.  Produisant de l’oxygène et du co2,  respectivement lors de la photosynthèse et de sa respiration,  elle puise en circuit fermé tous ses besoins.

greenfeel tube déco

Je trouve qu’il y a également une dimension philosophique et futuriste.  Philosophique,  puisqu’elle évoque l’idée d’un monde à l’intérieur d’un monde.  Il serait autonome,  non impacté par toute action future de l’homme et pourtant produit de sa création. Extrapolons sur ce concept et imaginons le,  plus grand, beaucoup plus grand.  Dans un futur plus ou moins proche,  peut être n’y aura-t-il plus les conditions nécessaires pour accueillir toute la vie végétale sur terre?
Nos besoins de nature existeront sans doute encore, les seuls jardins que nous aurons à contempler seront sous cloches,  unique réservoirs de la biodiversite.

green feel tube design

Nous n’en sommes pas encore la, et je trouve le concept vraiment sublime et les premiers prix débutent à 30€.  Le site de greenfeel vous présentera les différents modèles.

 

 

La nature au cinema : De « Microcosmos » a « 127 heures »

Qu’elle serve de simple décors ou qu’elle agisse réellement sur les personnages, la nature a toujours inspiré les réalisateurs et avant eux les écrivains. Parfois perçu comme dangereuse dans les films « catastrophe », elle est souvent représenté comme nourricière et rappelle à l’homme sa véritable nature. Par exemple dans les films de Terrence MALICK, elle y a souvent la place d’un personnage à part entière qui suit la trame du scénario en parallèle des personnages.C’est le cas par exemple dans « la ligne rouge » ou dans « Le nouveau monde ».

Un extrait du « Nouveau monde  » de Terrence MALICK

Au-delà de la rivière extrait de Le Nouveau monde

Certains films plus récent ont explorés son aspect profond et intérieur, permettant aux personnages de fuir une société de sur consommation et un avenir tout tracé. C’est le cas dans « Into the wild » de Sean PENN, où le jeune homme de 22 ans incarné par Émile Hirsh fuit une Amérique bourgeoise et urbaine pour rejoindre l’Alaska, le désert de glace américain. Le réalisateur film ici la nature de manière contemplative en s’attardant sur ses grands espaces, on suit le parcours du routard sans perdre une miette des images.

Bande annonce du film « Into the wild »

Il existe encore une ribambelle de films ou la nature à une place première. Dernièrement il y a eu « 127 heures », de Dany Boyle où elle fait subir à un homme coincé entre deux rochers toutes sorte de supplices. Il est intéressant en tout cas de constater que les réalisateurs use de la musique de fond pour créer des scènes naturelles exceptionnelles.

Un extrait de « 127 heures » :

Le dernier extrait que je propose est un documentaire réalisé comme un film. Ses personnages microscopique ont taille humaine et deviennent acteur dans un monde au cœur d’un monde. La réalisation est sublime, la portée philosophique grandiose. Elle nous ramène à ce que nous sommes, un monde microscopique à l’échelle de l’univers.

Un extrait de « Microcosmos »

Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu je post une vidéo d’un poème visuel que j’avais partagé en 2008, ce n’est pas vraiment du cinéma mais c’est intéressant  à voir. Le principe de l’i am poem est de rédiger un poème à la première personne sur un fond musical et un choix de vidéo. Je trouvais celui-ci particulièrement réussit et plein d’espoir. A voir absolument et à partager.

 

The « I am » Poem from Maribel Mendez on Vimeo.

 

Patrick NADEAU : Nature individuelle

Nature individuelle est l’exposition personnelle de Patrick Nadeau présenté en septembre 2008 dans le showroom de SABZ à PARIS.

Patrick Nadeau est un Architecte et designer Français proposant une approche décalé de l’utilisation du végétal dans l’habitat. Il extirpe la plante du pot et la fait vivre au coeur du mobilier courant. Une étagère se transforme en support de culture pour plantes grasses et nous rappelle les murs de pierres aux plantes spontanées  Parfois le meuble devient jardin (salon de chaumont sur loire 1999) et déploie son potager de culture hors sol. Designer de formation, il a sut, d’années en années, créer des affinités avec le monde végétal pour en être aujourd’hui l’un des principaux acteurs. Retrouvez son parcours sur son site web et sur les images ci-dessous de son exposition nature individuelle.

Création végétalePatrick NADEAU

Fleurir son balcon avec Az&Mut

AZ&MUT est une jeune société de produits Design proposant une approche du végétal très créative. Je vous invites à visiter leur site web après avoir regardé leurs différents projets ci-dessous.

les produits sont fabriqués en France avec une forte utilisation du lin . Qu’ils soit pour l’intérieur ou l’extérieur je trouve l’approche et l’aspect des pots très accrocheuse visuellement.

La marque propose également un système de tuteur qui permet à la plante de s’accrocher et de pousser de façon originale. Cela me semble inintéressant pour les petits espaces en intérieur ou sur balcon.

Elles ont crées également une gamme de sac souple à accrocher, du type BACSAC. Je trouve celui avec le lien rose particulièrement réussi.

 

Jardipo, les pots souples par BRINDI

Brindi est une société de Design québécoise qui a crée une gamme de pot souple pour plantes d’intérieur.

j’aime l’aspect bulbe et les courbes naturelles, une fois remplit de terre l’aspect est très organique.

Les matériaux sont des chutes de l’industrie automobile, une excellente idée de recyclage.

 

 

Le poulailler design par Pousse creative

Voici un reportage diffusé sur Ushuaïa TV dans le magazine Garden Party. Il présente la jeune société Pousse créative. Il s’agit de deux designer français qui crée des produits pour les jardiniers Urbains. Le produit présenté ici est le poulailler urbain Cocot’ Home. Le concept est très sympathique et je vous invite à visiter leur site web.

Alors prêt à réintroduire les poules en ville ?

Le truc du Coin Jardin….Le purin de sureau

Le purin de sureau peut être utilisé pour lutter contre le thrips, l’altise ou encore les pucerons.
Sa décoction est très rapide et il est très facile d’en trouver en cette saison.
Ingrédients :

  • 500 g de baies
  • 500 g de feuilles
  • 10 litres d’eau