Consommer local autrement?

Nous avons déjà parlé des AMAP sur le blog et à moins que ces dernières années vous ayez vécu au fond d’une grotte en Biélorussie vous en avez certainement déjà entendu parlé.

Consommer local permet de dépenser moins en transport, faire vivre l’économie locale, manger mieux pour sauver la planète en somme (rien que ça).

Appliqué au jardin on peut tout de suite penser au petit horticulteur local, au collectionneur de plantes du coin ou petit pépiniériste. Il y a des chances en plus que vous payez moins cher que chez « Truff » ou chez « Jard » et vous pourrez même avoir des conseils de qualité.

Pour le potager l’échange est un excellent moyen de partager des variétés différentes ainsi que quelques mots. Les récoltes peuvent également être échangés, quelques noix contre des patates… Quand j’étais enfant, mon grand père était connu de tous les villages du coin, il vendait ses petites récoltes du jardin, son huile de noix, ses paniers en osiers. Les gens passaient chez lui et lui achetaient ses surplus de récoltes. Ils repartaient avec des produits d’excellente qualité à moindre cout. De plus un lien particulier unissait les deux personnes, presque familiale.

Il y a quelques mois on m’a soumis un site qui serait susceptible de m’intéresser « cavientdujardin.com« , en général je n’écrit pas sur les site que l’on me soumet mais celui-ci me semblait particulièrement intéressant, je laissé de coté quelques mois par oubli.

Ce site permet de mettre en relation localement des personnes qui souhaitent vendre leur surplus du jardin. Je trouve l’idée excellente, simple et accessible à tous. Sur le site on trouve, des noix, des truffes, des confitures…

Je vous conseil vivement d’y faire un tour et d’essayer, on aime tous se dire, c’est des poulets de la ferme ou c’est des patates de chez …

Le site ici

 

Prenez un ticket et squattez

Parking Day, le principe est simple, vous payez un ticket de parcmètre et vous disposez de l’espace comme vous le souhaitez.

 

Diaporama | PARK(ing) DAY 2011 from DEDALE on Vimeo.

Mention : « plantes depolluantes » invalide scientifiquement ?

L’idée est née dans les laboratoires de la Nasa où il fut prouvé que la présence de certaines plantes dans les cabines de navette spatiales permettait de dépolluer l’air ambiant. Une concentration de polluant pouvait passer de 90% à 30% en quelques heures.
Qui a lancé l’idée ?
Le programme Phytair lancé par l’ADEME, la région pays de la loire, la Faculté de pharmacie de Lille et l’association Plant’airpur se déroule en trois phases depuis 2007, la première a permis d’établir un protocole de test, la seconde à permis de faire les test en laboratoires et la dernière doit permettre de tester l’efficacité en milieu réel.

Lors des deux premières phases, les expériences ont démontré une réelle efficacité en laboratoire. Avec les études américaines et la validation des expériences par le programme français (qui portait sur 3 variétés) une liste de 90 plantes à été établit par les spécialistes du marché.
Je n’ai jamais émis de doute sur la qualité des études de laboratoire mais toujours émis des réserves quand à une efficacité en milieu réel (voir article de 2009), j’ai toujours trouvé la communication autour de ce sujet excessive. Cette vision du marketing est selon moi très dangereuse dans la mesure ou elle s’appui sur des études scientifiques non aboutit.
Le risque est la perte de confiance des consommateurs dans le végétal. Nous sommes sur un marché de loisir avec une image assez préservé jusqu’à présent.

L’efficacité en milieu de vie remise sérieusement en cause.
L’ADEME qui est en charge du programme PHYTAIR a justement émis des réserves et trouve abusif l’utilisation du qualificatif « Plantes dépolluantes ». En conditions réel le renouvellement de la pollution est plus rapide que les capacités d’absorption des plantes. L’ADEME ne valide donc pas scientifiquement la mention « Plantes dépolluantes » et préconise donc d’appliquer les mesures habituelles pour la dépollution, aérer régulièrement, entretenir les chaudières et utiliser moins de produits chimiques.

Je pense qu’au niveau du marché des plantes d’intérieur cette communication a eu des effets bénéfiques sur les ventes. Cependant en terme d’image pour la filière, cette invalidation scientifique aura je le pense des répercutions négatives.